Actualités 3 min de lecture Par Noémie Weber
Après les violences du 17 octobre, la mobilisation se poursuit avec un « acte II » et un appel à la grève
Des affrontements ont éclaté place de la République le 17 octobre. Les Gilets jaunes annoncent un « acte II » le 24 octobre, tandis qu'une intersyndicale appelle à une journée massive de grèves le 5 novembre.
La mobilisation du 17 octobre a été marquée par des affrontements place de la République entre forces de l'ordre et manifestants. Alors que les débordements ont donné lieu aux premières condamnations, les organisateurs ont déjà annoncé la suite du mouvement, avec un « acte II » prévu le samedi 24 octobre et un appel à une grève massive début novembre.
La coordination des Gilets jaunes, à l'origine des rassemblements du 17 octobre, a annoncé un « acte II » pour le samedi 24 octobre partout en France. Cette nouvelle journée de mobilisation intervient après un week-end qui a rassemblé de très nombreux manifestants, mais qui a aussi été émaillé de violences et de dégradations. À Brest, la manifestation non déclarée a dépassé toutes les prévisions, avec une participation au moins dix fois supérieure aux estimations des autorités. Les forces de l'ordre, en sous-effectif, n'ont pas pu contenir les débordements, et des pillages ainsi que des dégâts matériels ont été signalés.
Au niveau syndical, une intersyndicale réunissant la CFDT, la CGT, FO, l'Unsa et la FSU a lancé un appel à « une immense journée de grèves et de manifestations » le 5 novembre. Cette journée de mobilisation aura notamment pour objectif de réclamer une hausse des salaires. Les organisations syndicales entendent ainsi peser sur le débat social, après une rentrée marquée par les revendications sur le pouvoir d'achat.
Les jeunes sont également appelés à se mobiliser. Des actions lycéennes et étudiantes sont annoncées pour le jeudi et le samedi suivants. Ces mobilisations s'inscrivent dans un contexte de contestation plus large, où les questions sociales et économiques occupent une place centrale.
Les violences du week-end des 17 et 18 octobre ont déjà entraîné des conséquences judiciaires. L'exécutif a annoncé le placement en garde à vue de 2 513 personnes et l'incarcération de 67 autres individus. Les premières comparutions immédiates se sont tenues lundi 19 octobre dans les tribunaux du pays. Certains secteurs de grandes villes comme Lyon, Paris, Lille ou Nice ont également connu leur première nuit sous couvre-feu.
Alors que le gouvernement tente de reprendre la main après ces débordements, la multiplication des appels à la mobilisation laisse présager une poursuite du mouvement dans les prochaines semaines. Entre l'« acte II » des Gilets jaunes, les mobilisations lycéennes et la journée de grève intersyndicale du 5 novembre, la pression sociale devrait rester forte sur l'exécutif.
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