Actualités 3 min de lecture Par Rémi Lefèvre
En Irlande, Donald Trump se prononce pour une île « unifiée » et surprend les unionistes
En visite à Dublin, le président américain a estimé que l'unification de l'Irlande « finira par arriver », rompant avec la neutralité affichée par Washington sur cette question sensible.
Le président américain Donald Trump a pris son monde de court en se prononçant, lors de sa visite à Dublin, en faveur de l'unification de l'Irlande. « Je pense que ce serait fantastique », a-t-il déclaré, ajoutant que « cela finira par arriver », selon des propos rapportés par plusieurs médias. Cette prise de position intervient alors que les États-Unis affichaient jusqu'ici une position de neutralité sur ce dossier particulièrement délicat.
Donald Trump est arrivé en Irlande le 12 septembre 2026 pour une visite de deux jours. Il s'est arrêté quelques heures dans la capitale irlandaise, où il a rencontré le Premier ministre Micheál Martin, avant de se rendre dans l'ouest du pays, à son complexe Trump International Golf Links, pour assister à l'Irish Open. Une visite qui s'annonçait sans relief particulier et qui a finalement été marquée par cette sortie inattendue.
La question de l'unification irlandaise reste l'un des sujets les plus sensibles de la vie politique de l'île. Elle divise profondément les unionistes, attachés au maintien de l'Irlande du Nord au sein du Royaume-Uni, et les nationalistes, favorables à une réunification. En prenant position, le président américain s'immisce dans un débat historique où Washington évitait jusqu'à présent de s'engager ouvertement.
Les propos de Donald Trump ont immédiatement suscité des réactions, notamment du côté unioniste, qui y voit une ingérence dans les affaires internes britanniques et irlandaises. La déclaration a été d'autant plus remarquée qu'elle contraste avec la prudence traditionnelle des administrations américaines sur ce dossier, où les États-Unis jouent historiquement un rôle de médiateur dans le processus de paix.
Cette sortie s'inscrit dans une visite officielle qui devait initialement porter sur les relations bilatérales entre les États-Unis et l'Irlande, les échanges économiques et la coopération internationale. Elle rappelle la tendance du président américain à s'exprimer de manière imprévisible sur des sujets sensibles, y compris lors de déplacements protocolaires.
Pour l'heure, aucun responsable irlandais ou britannique n'a officiellement commenté ces déclarations. La question de l'unification de l'île reste encadrée par l'accord du Vendredi saint de 1998, qui prévoit qu'une réunification ne peut intervenir que par référendum, conformément à la volonté des populations concernées.




