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Frappes russes en Ukraine : huit morts, Barrot critique LFI et le RN

Huit personnes ont été tuées dimanche en Ukraine lors de frappes russes qui ont touché seize sites résidentiels et industriels, tandis que Jean-Noël Barrot a vivement critiqué les positions de LFI et du RN sur le conflit.

Frappes russes en Ukraine : huit morts, Barrot critique LFI et le RN
Guerre en Ukraine : Huit personnes tuées en Ukraine par des frappes russes, Barrot tacle LFI et le RN

Huit personnes ont été tuées dimanche en Ukraine lors de frappes russes menées sur l'ensemble du territoire, selon les autorités ukrainiennes. Seize sites résidentiels et industriels ont été ciblés au cours de cette journée, qui marque le 1 677e jour du conflit. Les bombardements ont touché des villes situées à l'est, au sud et dans la région de la capitale, faisant également plusieurs blessés.

À Soumy, dans le nord-est du pays, trois bombes aériennes ont explosé en plein centre-ville, touchant notamment un centre pour enfants. Deux personnes y ont été tuées, dont une adolescente de 16 ans. Dans la capitale Kiev et sa banlieue, une personne a perdu la vie et au moins quatre autres ont été blessées. Un homme a par ailleurs été tué dans une attaque de drone russe dans le district de Boutcha, selon les autorités locales.

Plus tôt dans la journée, le président Volodymyr Zelensky avait indiqué que trois personnes avaient été tuées lors de frappes nocturnes dans la région méridionale de Zaporijjia. Les autorités de la région d'Odessa ont également fait état d'une « frappe massive » ayant entraîné un mort supplémentaire. Ce bilan porte à huit le nombre total de victimes pour la journée de dimanche, réparties entre Soumy, Kiev et sa région, Odessa et Zaporijjia.

Selon le chef de l'État ukrainien, la Russie a attaqué l'Ukraine en une semaine avec plus de 2 200 drones longue portée, 1 650 bombes aériennes et 38 missiles. Ces chiffres illustrent l'intensité des bombardements qui frappent le pays depuis le début de l'invasion russe, alors que les infrastructures civiles et les zones résidentielles continuent d'être touchées.

Sur le front diplomatique, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a vivement critiqué dimanche les positions de La France insoumise et du Rassemblement national sur le conflit ukrainien. Interrogé sur France 2, il a estimé que « Jean-Luc Mélenchon a enlevé les gants pour taper dans la figure des Ukrainiens » et que « Marine Le Pen, elle, les a conservés, mais au fond, c'est le même message ». Selon le chef de la diplomatie française, ces positions traduisent « une défiance vis-à-vis de l'Union européenne, de notre organisation politique » et « une complaisance vis-à-vis de Vladimir Poutine ».

Ces déclarations interviennent alors que la campagne pour l'élection présidentielle française de 2027 s'installe progressivement et que les questions de politique étrangère, notamment le soutien à Kiev, divisent les formations politiques. Le gouvernement français réaffirme régulièrement son soutien à l'Ukraine face à l'agression russe.

Par ailleurs, une opération de livraison humanitaire a été menée à Olechky, localité située dans la partie occupée par la Russie de la région de Kherson. Quatre tonnes de produits alimentaires ont pu être acheminées par drones, a annoncé le chef de l'administration ukrainienne, Oleksandre Prokoudine. Depuis plusieurs jours, Kiev et Moscou s'accusent mutuellement de provoquer une crise humanitaire dans cette ville difficilement accessible, située sur la ligne de front, sur les rives du Dniepr. L'Ukraine dénonce la « prise d'otage » d'environ 2 000 personnes par les autorités russes, tandis que Moscou, tout en reconnaissant des difficultés d'approvisionnement, rejette la responsabilité sur Kiev et accuse l'armée ukrainienne d'entraver les livraisons par des frappes.

Enfin, les tensions entre l'Ukraine et la Pologne s'intensifient après l'attaque survenue jeudi au sein d'une abbaye, où un Ukrainien de 31 ans a poignardé cinq personnes, dont un prêtre mortellement blessé. Depuis, les sentiments anti-ukrainiens se renforcent sur les réseaux sociaux. « Nous sommes au bord d'un lynchage en ligne », estime Marcin Piotrowski, sociologue et membre de l'association polono-ukrainienne Folkowisko. Cette attaque mortelle envenime davantage les liens entre Kiev et Varsovie, alors que la Pologne accueille environ 1,5 million d'Ukrainiens arrivés depuis le début de la guerre ou pour des raisons économiques. Le soutien de l'opinion publique polonaise s'est érodé au fil des années, et une bataille mémorielle autour des massacres de populations commis pendant la Seconde Guerre mondiale a refait surface au début de l'année. En juillet, une étude du Centre polonais de recherche sur l'opinion publique (CBOS) a montré que, pour la première fois depuis l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014, 52 % des Polonais s'opposaient à l'accueil des réfugiés ukrainiens.

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Rémi Lefèvre

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Reporter sport

Rémi Lefèvre couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.