Udata

jeudi 24 septembre 2026 · Paris

Rechercher

Actualités 5 min de lecture Par

Guerre en Ukraine : Poutine invité au G20 à Miami, les frappes s'intensifient

Alors que l'Assemblée générale de l'ONU se tient à New York, la Russie refuse toute trêve et les frappes à longue portée s'intensifient des deux côtés du front. Vladimir Poutine a été invité au sommet du G20 à Miami en décembre.

Guerre en Ukraine : Poutine invité au G20 à Miami, les frappes s'intensifient
Guerre en Ukraine : La Russie clame qu’elle ne veut pas de trêve, Trump invite Poutine à venir Miami

La diplomatie et les combats continuent de s'entremêler dans la guerre en Ukraine. En marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, les États-Unis ont officiellement invité le président russe Vladimir Poutine au sommet du G20 qui se tiendra en décembre à Miami, a annoncé le secrétaire d'État américain Marco Rubio. « Nous pensons que c'est l'occasion pour lui de dialoguer non seulement avec le président, mais aussi avec d'autres dirigeants mondiaux », a-t-il déclaré, ajoutant espérer que le dirigeant russe acceptera cette invitation.

Cette annonce intervient alors que les espoirs d'une trêve se sont brutalement dissipés. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a réaffirmé devant le Conseil de sécurité de l'ONU que la Russie « ne va pas faire de pause » dans son offensive militaire en Ukraine. « L'Europe veut obtenir une pause, pour l'utiliser pour approvisionner en armes » Kiev, a-t-il justifié, balayant ainsi les appels à un moratoire sur les frappes contre les sites énergétiques.

La veille, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'était pourtant dit « prêt » à un tel moratoire si Moscou en faisait autant. Donald Trump avait de son côté assuré qu'un accord entre Kiev et Moscou arriverait « plus tôt qu'on ne le pense », tandis qu'Emmanuel Macron avait appelé à un « double moratoire » sur les frappes. Volodymyr Zelensky doit prendre la parole dans les prochaines heures devant l'ONU.

Sur le terrain, l'intensification des frappes à longue portée se confirme des deux côtés du front. Au moins sept personnes ont été tuées ce mercredi dans des attaques russes qui ont visé des infrastructures de transport routier, ferroviaire et maritime, provoquant des incendies à Kiev. Dans la capitale ukrainienne, au moins deux personnes ont été tuées et quarante et une autres blessées. Une station-service, un centre d'affaires et des magasins ont été endommagés, selon les autorités municipales. Le directeur des chemins de fer ukrainiens a indiqué que le réseau ferroviaire de Kiev était « sous le feu ». Des explosions ont retenti pendant la nuit et la journée, avec des panaches de fumée visibles dans plusieurs quartiers.

L'armée russe a également frappé la région méridionale d'Odessa et la région orientale de Donetsk, élargissant la portée de ses attaques. Ces bombardements illustrent la nette intensification des frappes à longue portée observée ces dernières semaines, alors que les deux camps cherchent à prendre l'avantage avant l'hiver.

En France, le débat politique s'invite dans la guerre. Le candidat LFI à l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, a estimé mercredi qu'il fallait « peut-être se demander » si l'intensification de la menace russe en Europe n'était pas liée aux « tirs en profondeur que fait l'Ukraine » sur le territoire russe. « Personne n'a l'air de s'inquiéter de la raison pour laquelle la menace paraît plus grande aujourd'hui de la part de la Russie qu'elle ne l'était il y a quelque temps. Pourquoi ? Il faut peut-être se demander si ça n'a pas un rapport avec les tirs en profondeur que fait l'Ukraine, position qui jusque-là n'avait pas été celle des Français », a-t-il déclaré devant la presse, tout en précisant ne pas chercher à excuser la Russie.

Cette prise de position intervient dans un contexte où les appels à la désescalade se multiplient sans résultat concret. La Russie maintient sa position de force, tandis que l'Ukraine continue de réclamer des armes et un soutien accru de ses alliés occidentaux. L'invitation de Vladimir Poutine au G20 pourrait offrir une occasion de dialogue direct avec Donald Trump, mais Moscou n'a pas encore répondu. Pour l'heure, les combats se poursuivent et les populations civiles paient un lourd tribut, notamment à Kiev, où les infrastructures essentielles sont prises pour cible.

6Vues

Pauline Delorme

Auteur

Rédactrice culture

Pauline Delorme couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.