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lundi 31 août 2026 · Paris

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La Syrie dénonce des « attaques répétées » d'Israël après une frappe de drone près du Golan

Damas dénonce des frappes israéliennes répétées sur son territoire après qu'un drone a visé une personne dans le sud de la Syrie, près du Golan. L'armée israélienne affirme avoir ciblé un individu préparant des attaques terroristes.

La Syrie dénonce des « attaques répétées » d'Israël après une frappe de drone près du Golan
La Syrie dénonce des « attaques répétées » d’Israël, qui rejette des critiques américaines « pleines d’inexactitudes »

La Syrie a dénoncé des « attaques répétées » d'Israël sur son territoire, après une frappe de drone menée samedi dans le sud du pays, près du plateau du Golan. L'armée israélienne a confirmé que ses forces avaient ouvert le feu sur une personne « qui préparait des attaques terroristes, dans leur phase finale », sans toutefois l'identifier ni préciser si elle appartenait à un groupe particulier.

Cette nouvelle opération intervient dans un contexte de tensions régionales accrues. Avant cette frappe de drone, Israël avait déjà été critiqué pour une précédente attaque menée en Syrie, qui avait visé mardi la base d'Abou Dhouhour. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, avait implicitement reconnu cette opération, sans fournir de détails supplémentaires sur sa nature ou ses objectifs.

Les autorités syriennes n'ont pas immédiatement communiqué de bilan concernant la frappe de samedi. La zone visée, située dans le sud de la Syrie, est régulièrement le théâtre d'incursions et de tirs israéliens, présentés par Jérusalem comme des mesures de sécurité visant à empêcher l'implantation de groupes hostiles à proximité de ses frontières.

Israël mène depuis des années des frappes en Syrie, ciblant principalement des positions de l'armée syrienne, des convois d'armes et des combattants liés à l'Iran ou au Hezbollah. Les autorités israéliennes justifient ces opérations par la nécessité de contrer la présence militaire iranienne dans le pays voisin et d'empêcher le transfert d'armes sophistiquées vers des groupes armés alliés de Téhéran.

La dénonciation syrienne intervient alors que les relations entre Israël et certains de ses alliés, notamment les États-Unis, connaissent des frictions. Israël a récemment rejeté des critiques américaines, les qualifiant de « pleines d'inexactitudes », sans que le lien direct avec la frappe de samedi soit établi. Ces échanges illustrent les divergences qui persistent sur la gestion des opérations militaires israéliennes en Syrie et sur l'évaluation des menaces dans la région.

Le plateau du Golan, partiellement occupé et annexé par Israël, demeure une zone sensible. La communauté internationale considère toujours cette annexion comme illégale au regard du droit international. Les frappes israéliennes dans le sud de la Syrie, à proximité de cette zone, sont régulièrement dénoncées par Damas, qui y voit une violation de sa souveraineté et des accords de cessez-le-feu conclus après la guerre de 1973.

Les autorités syriennes n'ont pas annoncé de mesures de rétorsion immédiates. La situation sécuritaire dans le sud du pays reste toutefois fragile, et chaque incident risque d'alimenter un cycle de tensions entre les deux pays, qui restent officiellement en état de guerre.

Noémie Weber

Auteur

Journaliste société

Noémie Weber couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.