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dimanche 27 septembre 2026 · Paris

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Léon XIV clôt sa visite en France en défendant la dignité de la vie

Le pape Léon XIV a achevé dimanche à Lourdes une visite de trois jours en France, marquée par une messe devant 150 000 personnes place de la Concorde et par des prises de position fermes contre l'aide à mourir et la GPA.

Léon XIV clôt sa visite en France en défendant la dignité de la vie
Léon XIV, ce pape qui a « réveillé la France » en lui rappelant « ses racines et sa vocation »

Le pape Léon XIV a achevé dimanche à Lourdes une visite de trois jours en France, au cours de laquelle il s'est adressé aux fidèles et aux autorités avec des paroles fermes sur la fin de vie, la laïcité et la place de la religion dans la société française. Devant des pèlerins malades et en situation de handicap, le souverain pontife a déclaré qu'« il est impossible de considérer comme normal de donner la mort », insistant sur le fait que « ce qui est légal n'est pas nécessairement moral ».

Cette prise de position intervient deux mois après l'adoption par le Parlement français, le 15 juillet, d'une loi instaurant un droit à l'aide à mourir, réforme sociétale majeure du quinquennat d'Emmanuel Macron. L'Église de France avait alors qualifié cette mesure de « rupture anthropologique ». « Jamais la médecine ne pourra se faire la servante de la mort programmée », a martelé Léon XIV, plaidant pour le développement « sans relâche » des soins palliatifs et de la recherche médicale, et pour que les malades soient « accompagnés avec tendresse ».

Le pape, qui effectuait sa troisième journée de visite dans le pays, s'est également adressé directement aux personnes malades : « Vous n'êtes pas un poids, vous êtes le cœur battant de notre humanité et un trésor précieux pour l'Église. » Après son discours, il a longuement salué et béni les fidèles venus l'accueillir, au premier rang desquels des pèlerins en fauteuil roulant.

La veille, samedi 26 septembre, Léon XIV avait célébré une messe en plein air place de la Concorde, à Paris, devant environ 150 000 personnes. Il y avait fustigé les « courants actuels qui cherchent à redéfinir la valeur de la vie humaine devant la maladie, la souffrance ou la vieillesse », et érigé la Grotte de Lourdes en « sanctuaire de l'espérance chrétienne ». Le pape américain avait déjà condamné « l'offre d'une mort programmée » lors de son premier discours à l'Élysée, vendredi, déplorant que « certaines sociétés tendent à détourner leurs regards et à fermer les yeux sur la dignité de la vie humaine ».

Au-delà de la fin de vie, Léon XIV est intervenu sur plusieurs sujets de société. Il a dénoncé la gestation pour autrui (GPA) devant Emmanuel Macron, et a défendu une « juste laïcité » ainsi que la revitalisation de la devise nationale française. Il a également appelé les évêques à une plus grande vigilance face aux violences sexuelles dans l'Église, et devait rencontrer des victimes à Lourdes.

Cette visite, placée sous la devise « pour que le monde ait la vie », a toutefois laissé un goût d'inachevé à certains fidèles engagés dans l'écologie. Des chrétiens écolos ont regretté que le pape n'ait pas évoqué la sauvegarde du vivant lors de la messe place de la Concorde, qui coïncidait, hasard du calendrier, avec les marches pour le climat organisées le 26 septembre. Une occasion manquée, selon eux, alors que les questions environnementales occupent une place croissante dans le débat public et dans la réflexion de l'Église.

Du vendredi 25 au dimanche 27 septembre, de l'Élysée à Lourdes, Léon XIV a ainsi tracé un horizon qui dépasse le cadre strictement politique, en s'adressant à la France sur ses racines et sa vocation. Ses paroles vigoureuses, relayées par de nombreux médias, ont suscité des réactions contrastées, entre soutien des fidèles et interrogations des partisans de la loi sur la fin de vie. La visite s'est conclue à Lourdes, où le pape a rappelé aux malades et aux personnes handicapées la centralité de leur dignité inaliénable.

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Pauline Delorme

Auteur

Rédactrice culture

Pauline Delorme couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.