Actualités 4 min de lecture Par Rémi Lefèvre
Lycées bloqués, Gard et Hérault en alerte rouge, une Première ministre au Maroc
La mobilisation des lycéens s'est durcie mardi, avec 416 établissements touchés et 440 interpellations. Le Gard et l'Hérault sont placés en vigilance rouge pluie-inondations. Au Maroc, Fatima Ezzahra El Mansouri devient la première femme à diriger le gouvernement.
La mobilisation des lycéens a franchi un nouveau palier mardi, avec des affrontements signalés dans plusieurs régions et un bilan humain et judiciaire lourd. Selon les chiffres communiqués par les autorités, 416 établissements étaient touchés et 31 blessés étaient recensés parmi les élèves et les personnels. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé 440 interpellations, principalement de mineurs, pour dégradations et violences sur agents.
Le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray est monté au créneau pour condamner ces violences. Le mouvement, parti d'une contestation contre le manque de moyens, les difficultés de remplacement des enseignants et les conditions d'apprentissage, s'est étendu à plusieurs régions, transformant une mobilisation sectorielle en dossier politique national. La journée de mardi a ainsi vu la contestation lycéenne se durcir, avec des scènes d'affrontement dans certains établissements.
Sur le front météorologique, la situation inquiète dans le sud-est de la France. Le Gard et l'Hérault ont été placés mercredi en vigilance rouge pluie-inondations par Météo-France. La Lozère et l'Ardèche restent en vigilance orange, et les Bouches-du-Rhône doivent être classées au même niveau à partir de midi. Cet épisode impose une interruption totale du trafic ferroviaire mercredi sur l'axe Nîmes-Alès-La Bastide-Marvejols-Clermont-Ferrand, a annoncé la SNCF.
Dans le Gard, la préfète a décidé de suspendre la totalité des transports scolaires pour toute la journée. La préfecture de l'Hérault a pris la même mesure dans huit des quatorze secteurs du département. Ces décisions visent à limiter les déplacements dans des zones exposées à des cumuls importants et à des risques de ruissellement, alors que les services de secours restent mobilisés.
Au Maroc, une page politique s'est tournée. Fatima Ezzahra El Mansouri est devenue mardi la première femme à la tête du gouvernement marocain, nommée par le roi Mohammed VI après la victoire de son parti aux élections législatives de la semaine dernière. Avocate, elle avait été maire de Marrakech à l'âge de 33 ans. Cette nomination marque la première accession d'une femme à ces fonctions dans le pays.
Sans majorité absolue, la nouvelle cheffe du gouvernement devra composer avec d'autres partis pour former une coalition gouvernementale pour cinq ans. Les grandes orientations des secteurs stratégiques demeurent toutefois l'apanage du roi, ce qui dessine les contours de son mandat. Cette nomination intervient après une victoire électorale qui a placé son parti en position de force sans lui garantir une majorité automatique.
Ces trois dossiers illustrent la diversité de l'actualité du jour, entre tensions sociales en France, alerte climatique dans le Sud-Est et transition politique au Maroc. Ils devraient continuer à évoluer dans les prochaines heures, que ce soit sur le terrain lycéen, sur le front des intempéries ou dans les négociations de coalition à Rabat.
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