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Macron dénonce un « attentat terroriste raciste » après les tirs de Trappes et La Verrière

Le président de la République s'est rendu à Trappes vendredi soir après une fusillade ayant tué une personne et blessé plusieurs autres, dont une fillette de 12 ans. Il a qualifié l'attaque de « tournant dans la vie de notre République » et dénoncé des victimes visées pour leur couleur et leur religion supposées.

Macron dénonce un « attentat terroriste raciste » après les tirs de Trappes et La Verrière
À Trappes, Emmanuel Macron déplore le « tournant » d’un « attentat terroriste, raciste »

Une fusillade survenue à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines, a fait au moins un mort et plusieurs blessés, dont une fillette de 12 ans. Le président de la République, Emmanuel Macron, s'est rendu sur place vendredi soir et a qualifié l'attaque d'« attentat terroriste raciste », estimant qu'elle constitue un « tournant dans la vie de notre République et de notre nation ».

Selon les propos du chef de l'État rapportés sur place, les personnes visées l'ont été « en raison de leur couleur et de leur religion supposées ». Emmanuel Macron s'est exprimé depuis la mairie de Trappes, aux côtés du maire de la commune, Ali Rabeh. Il a également appelé à ne « rien céder » face aux « idées qui s'installent », sans préciser davantage le contenu de cet avertissement.

Le parquet national antiterroriste s'est saisi de l'enquête et s'est placé en observation, a annoncé le ministre de la Justice, Sébastien Lecornu. Cette saisine confirme la qualification retenue par l'exécutif et le caractère central de l'enquête judiciaire dans les heures qui ont suivi les faits. Les circonstances exactes de la fusillade, le nombre définitif de victimes et le profil du tireur n'ont pas été détaillés dans les premières communications officielles.

Les tirs ont eu lieu près d'un square, selon des témoignages recueillis sur place. Des jeunes qui ont entendu les détonations rentraient chez eux au moment des faits. La commune de Trappes, cité populaire des Yvelines, se trouve au cœur d'un territoire où les tensions sociales et les discours identitaires se sont exacerbés ces dernières semaines.

L'attaque intervient à l'issue d'une semaine marquée par la libération d'une parole raciste, selon plusieurs observateurs, à la faveur des violences et incidents survenus en marge des manifestations contre la vie chère du 17 octobre 2026. Ce contexte pèse sur la lecture politique de l'événement, que l'exécutif entend manifestement inscrire dans une réponse globale, au-delà du seul volet judiciaire.

La visite présidentielle à Trappes, quelques heures après les faits, traduit la volonté de l'État d'afficher sa présence et de rassurer les habitants. Elle s'accompagne d'un message politique : celui d'un tournant, selon les mots du chef de l'État, dans la vie de la République. Reste à savoir quelles mesures concrètes suivront cette déclaration, alors que l'enquête ne fait que commencer.

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Noémie Weber

Auteur

Journaliste société

Noémie Weber couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.