Actualités 3 min de lecture Par Mathieu Blanchard
Marseille : un mineur de 15 ans interpellé après une agression au spray enflammé
Un adolescent de 15 ans a été placé en garde à vue à Marseille, soupçonné d'avoir projeté un jet de flammes au visage d'une passante qui tentait de s'interposer face à un groupe dégradant un abribus, en marge des manifestations lycéennes.
Un mineur de quinze ans a été interpellé et placé en garde à vue à Marseille, soupçonné d'avoir agressé une femme avec un spray enflammé en marge des manifestations lycéennes, a indiqué le parquet de la ville. L'adolescent, arrêté vendredi soir, est « inconnu des services de police et de justice », a précisé la même source. Il est visé par une enquête pour « violences volontaires ayant entraîné une ITT inférieure ou égale à huit jours », assortie de trois circonstances aggravantes : avec arme, en réunion et visage dissimulé.
Les faits remontent à jeudi, sur la place du 4-Septembre, un quartier situé non loin du front de mer, à proximité d'un lycée. Une vidéo de l'agression, largement diffusée sur les réseaux sociaux, montre la victime s'interposer au moment où un groupe tente de fracasser un abribus. Une personne au visage masqué actionne alors un spray et un briquet, déclenchant un jet de flammes au niveau du visage de la femme. Celle-ci a porté plainte, ont confirmé les services de la préfète de police déléguée.
L'interpellation a eu lieu dans le quartier populaire de Frais-Vallon, dans le 13e arrondissement de Marseille, selon le quotidien régional La Provence. Le suspect a été repéré grâce à la vidéo surveillance et aux enquêtes de terrain, a précisé une source policière. Les faits se sont déroulés dans un secteur plus aisé de la ville, soulignant le contraste entre le lieu de l'agression et celui de l'arrestation.
Dans un communiqué publié vendredi, les services de la préfète de police déléguée ont fermement condamné l'acte. « Aucune revendication, qu'elle soit lycéenne, sociale, agricole, déclarée ou non, ne saurait justifier de tels actes de violence », ont-ils déclaré, rappelant que la victime avait déposé plainte. Cette prise de position intervient alors que le mouvement lycéen, marqué par des blocages d'établissements, a donné lieu à des tensions dans plusieurs villes.
L'enquête se poursuit pour établir les circonstances exactes de l'agression et identifier d'éventuels complices. Le parquet de Marseille n'a pas communiqué d'autres éléments sur les motivations du suspect ni sur l'état de santé de la victime. L'adolescent, qui n'était pas connu des autorités, devra répondre de ses actes devant la justice des mineurs.
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