Actualités 4 min de lecture Par Rémi Lefèvre
Nouvelles frappes des Houthis contre l'aéroport de Riyad, au moins un mort
Les rebelles yéménites ont revendiqué une nouvelle attaque contre l'aéroport international de Riyad, faisant au moins un mort et onze blessés, au lendemain d'une offensive qui avait tué treize personnes.
Les rebelles houthis du Yémen ont revendiqué une nouvelle série de frappes contre l'aéroport international de Riyad et d'autres infrastructures saoudiennes, faisant au moins un mort et onze blessés, selon l'Autorité saoudienne de l'aviation civile. Cette attaque survient au lendemain d'une offensive meurtrière contre le même aéroport, qui avait causé la mort de treize personnes et fait 309 blessés, entraînant l'arrêt des vols jusqu'à nouvel ordre.
Dans un communiqué, les Houthis ont affirmé avoir mené « quatre opérations d'envergure au cours des dernières 24 heures, utilisant des missiles balistiques, des missiles de croisière et des drones ». Ils ont ciblé, « en trois phases » à partir de vendredi soir, l'aéroport international de Riyad. Les rebelles ont également revendiqué des opérations contre deux sites appartenant au géant énergétique Aramco : l'installation gazière de Shugadam et une raffinerie à Tanajib, toutes deux situées dans l'est de l'Arabie saoudite. La quatrième opération a visé l'aéroport international de Dammam.
Dimanche soir, l'Autorité saoudienne de l'aviation civile a fait état d'une nouvelle frappe contre l'aéroport de Dammam, précisant qu'une évaluation des dommages était en cours. La coalition dirigée par l'Arabie saoudite, qui combat les Houthis au Yémen, a ensuite annoncé avoir abattu un drone dans l'est du royaume, là où les autorités avaient auparavant signalé l'attaque contre l'aéroport de Dammam. Lundi, la coalition a également annoncé avoir détruit un missile tiré par les Houthis contre la ville de Khamis Mushait.
L'attaque de samedi, la plus meurtrière commise dans le royaume depuis août 2015 et un attentat suicide du groupe djihadiste État islamique qui avait fait quinze morts, a suscité une vive réaction de la coalition. Celle-ci a dénoncé « un crime de guerre » et promis de répondre « avec fermeté ». Les victimes de cette attaque étaient de nationalités diverses : quatre Saoudiens, deux Bangladais, un Américain, un Égyptien, un Argentin, un Syrien, un Palestinien, un Indien et un Soudanais. La nouvelle frappe de dimanche a tué un ressortissant pakistanais.
Les Houthis ont renouvelé dimanche leur avertissement aux voyageurs, employés et compagnies aériennes, assurant que les aéroports saoudiens n'étaient « pas sûrs, à l'exception » de ceux des villes saintes de La Mecque et Médine. Cet avertissement intervient alors que la fin des chaleurs estivales marque généralement le début de la haute saison pour le pèlerinage de l'Omra, avec des millions de musulmans du monde entier affluant vers le royaume.
Cette escalade s'inscrit dans un contexte de tensions persistantes au Moyen-Orient, où les rebelles pro-iraniens du Yémen multiplient les attaques contre l'Arabie saoudite. Les frappes répétées contre des aéroports et des infrastructures énergétiques menacent non seulement la sécurité des civils, mais aussi la stabilité économique de la région, le géant pétrolier Aramco étant une cible de choix. La communauté internationale suit avec inquiétude cette nouvelle flambée de violence, qui pourrait avoir des répercussions sur les vols internationaux et le trafic aérien dans la région.
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