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Rima Hassan jugée à Paris pour apologie du terrorisme

L'eurodéputée LFI Rima Hassan comparaît lundi 19 et mardi 20 octobre devant le tribunal correctionnel de Paris pour apologie du terrorisme, après la publication d'un message citant l'auteur d'un attentat meurtrier à Tel-Aviv en 1972. Elle encourt sept ans de prison et dix ans d'inéligibilité.

Rima Hassan jugée à Paris pour apologie du terrorisme
L’Insoumise Rima Hassan jugée à Paris à partir de ce lundi pour apologie du terrorisme

L'eurodéputée La France insoumise Rima Hassan est jugée à partir de lundi 19 octobre devant le tribunal correctionnel de Paris pour apologie du terrorisme, un procès qui doit durer deux jours, jusqu'au mardi 20 octobre. L'audience avait initialement été programmée en juillet, avant d'être reportée à la demande de la défense, qui avait dénoncé un « déferlement de constitutions de parties civiles » au dernier moment.

Les poursuites reposent sur un message publié sur le réseau social X, depuis supprimé, dans lequel l'élue reprenait les propos d'un terroriste japonais, l'un des auteurs de l'attentat qui a causé la mort de 26 personnes à l'aéroport de Tel-Aviv en 1972. Ce tweet, daté de mars 2026, est au cœur du dossier examiné par la justice française.

Rima Hassan encourt une peine de sept ans d'emprisonnement et dix ans d'inéligibilité. L'intéressée conteste la procédure et dénonce un procès politique, une position qu'elle a exprimée publiquement avant l'ouverture des débats. La défense devrait s'appuyer sur cette lecture pour contester le caractère délictueux des faits reprochés.

Le report de l'audience, obtenu cet été, avait déjà mis en lumière les tensions entourant l'affaire. La défense avait alors critiqué le dépôt tardif de constitutions de parties civiles, estimant qu'il déséquilibrait les conditions du procès. Le tribunal a finalement fixé les débats sur deux journées consécutives, signe de l'attention portée à un dossier sensible sur le plan politique comme judiciaire.

Au-delà de la personnalité de l'eurodéputée, le procès pose la question des limites de la liberté d'expression des élus sur les réseaux sociaux. Le délit d'apologie du terrorisme, prévu par le code pénal, permet de sanctionner la glorification d'actes terroristes ou de leurs auteurs. Les juges devront déterminer si le message publié par Rima Hassan relève de cette qualification ou s'il s'inscrit dans un débat politique protégé.

L'affaire intervient dans un contexte de vives tensions autour du conflit au Proche-Orient, qui a nourri de nombreux échanges polémiques en France. Les prises de position de responsables politiques sur ce sujet ont déjà donné lieu à des signalements et à des procédures judiciaires. Le dossier de Rima Hassan s'inscrit dans cette série de contentieux liés aux réseaux sociaux et à la parole publique.

Le jugement sera rendu à l'issue des deux jours d'audience. D'ici là, les parties civiles et le parquet doivent présenter leurs arguments, tandis que la défense tentera de démontrer que la publication litigieuse ne constitue pas une apologie du terrorisme. La décision du tribunal correctionnel de Paris sera suivie avec attention, tant elle pourrait faire jurisprudence sur les propos tenus en ligne par des élus.

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Rémi Lefèvre

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Reporter sport

Rémi Lefèvre couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.