Actualités 3 min de lecture Par Mathieu Blanchard
Soudan : plus de 80 morts dans des frappes de drones en moins de 24 heures
Une attaque de drones contre une gare routière dans le sud du Soudan a fait environ 80 morts, suivie le lendemain d'une frappe près de l'aéroport de Khartoum qui a tué quatre personnes, dont trois enfants.
Une série de frappes de drones a fait plus de 80 morts en moins de 24 heures au Soudan, selon un bilan encore provisoire. L'attaque la plus meurtrière a visé une gare routière dans le sud du pays, où environ 80 personnes ont été tuées. Le lendemain, une nouvelle frappe près de l'aéroport de Khartoum, la capitale, a coûté la vie à quatre personnes, parmi lesquelles trois enfants.
Les deux attaques se sont succédé à un rythme rapproché, illustrant l'intensité des violences qui frappent le pays. La première a touché un lieu de transit très fréquenté, une gare routière où circulent quotidiennement des voyageurs et des marchandises. La seconde a visé les abords de l'aéroport de la capitale, une zone stratégique et densément peuplée. Le bilan humain, déjà lourd, pourrait encore s'alourdir à mesure que les secours poursuivent leurs recherches parmi les décombres.
Ces frappes interviennent dans un contexte de conflit armé prolongé qui déstabilise le Soudan et pèse sur les populations civiles. Les infrastructures de transport, les axes routiers et les installations aéroportuaires constituent des cibles récurrentes, ce qui complique l'acheminement de l'aide humanitaire et la circulation des habitants. Les attaques de drones, difficiles à intercepter et capables de frapper loin des lignes de front, aggravent encore l'insécurité dans les zones urbaines.
La frappe contre la gare routière a provoqué un choc particulier en raison du nombre élevé de victimes en un seul événement. Les gares routières sont des points de convergence pour les voyageurs, les commerçants et les familles déplacées, ce qui explique la gravité du bilan. À Khartoum, la proximité de l'aéroport confère à l'attaque une portée symbolique et pratique, dans une capitale où les infrastructures essentielles ont déjà été éprouvées par les combats.
Les autorités n'ont pas encore communiqué de bilan définitif ni d'informations détaillées sur l'origine des drones utilisés. Les circonstances exactes des deux frappes restent à établir, et aucune revendication n'a été rapportée dans l'immédiat. Les organisations humanitaires alertent régulièrement sur la détérioration des conditions de sécurité, qui entrave l'accès aux soins et aux services de base pour des millions de personnes.
La succession de ces attaques en moins de 24 heures souligne l'urgence d'une désescalade. Les populations civiles paient le prix le plus lourd d'un conflit qui touche désormais les lieux de vie collective, les transports et les infrastructures aéroportuaires. Le bilan humain de ces frappes pourrait peser sur les discussions en cours sur la protection des civils et l'ouverture de couloirs humanitaires.
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