Actualités 4 min de lecture Par Pauline Delorme
Un drone russe endommage un poste-frontière ukrainien près de la Pologne
Un drone russe a endommagé un poste-frontière ukrainien situé près de la frontière polonaise, sans faire de blessé selon les autorités. Cette frappe s'inscrit dans une vague d'attaques qui a touché plusieurs régions d'Ukraine.
Un drone russe a endommagé un poste-frontière ukrainien situé à proximité de la frontière avec la Pologne, ont indiqué les autorités ukrainiennes. La frappe n'a fait aucun blessé, selon la même source. L'incident illustre la poursuite des attaques russes sur le territoire ukrainien, y compris dans des zones frontalières de l'Union européenne.
Ce poste-frontière se trouve dans l'ouest de l'Ukraine, une région relativement épargnée par les combats terrestres mais régulièrement visée par des frappes aériennes. La proximité de la Pologne, pays membre de l'OTAN et de l'Union européenne, confère à cet incident une dimension symbolique et sécuritaire particulière. Les autorités polonaises n'ont pas immédiatement réagi à cette information.
Cette attaque intervient dans un contexte d'intensification des bombardements russes sur l'ensemble du territoire ukrainien. Le même jour, au moins cinq personnes ont été tuées dans plusieurs régions du pays, selon un bilan provisoire. Une femme a perdu la vie à Kiev, où l'Académie des sciences et un centre médical ont été visés. Trois autres personnes ont été tuées dans la ville de Dnipro, et une autre à Synelnykové, dans la même région du centre-est.
Dans la ville de Kharkiv, la deuxième d'Ukraine située dans le nord-est, au moins 43 personnes, dont 11 enfants, ont été blessées lors d'une attaque russe, selon le Premier ministre ukrainien. Ces frappes multiples témoignent de la pression militaire continue que subit le pays, alors que Kiev réclame un soutien accru de ses alliés occidentaux.
Sur le plan diplomatique, la journée a également été marquée par une tension entre l'Ukraine et la Corée du Sud. Séoul s'est déclarée furieuse que le président Volodymyr Zelensky ait rendu public, lors de son discours devant l'ONU, le transfert vers la Corée du Sud de deux prisonniers de guerre nord-coréens capturés par les forces ukrainiennes en 2025 dans la région de Koursk. La Corée du Sud estimait que cette information aurait dû rester confidentielle. Après avoir réclamé des excuses, elle a convoqué le représentant ukrainien à Séoul pour lui faire part de sa « vive préoccupation ». Dmytro Lytvyne, conseiller du président ukrainien, a répondu que l'Ukraine était « un pays ouvert » et qu'il aurait été étrange de remettre ces soldats secrètement.
Par ailleurs, l'Union européenne a annoncé de nouvelles sanctions contre la Russie, visant cette fois une quarantaine d'individus et d'entités. Quelque 17 entités et dix personnes sont concernées par ces mesures, qui ciblent les « responsables de la déportation systématique et illégale et du transfert forcé » d'enfants ukrainiens vers la Russie, ainsi que leur « assimilation forcée », selon un communiqué de l'UE. Dix autres individus ont été sanctionnés pour leur rôle dans l'interdiction faite au parti d'opposition russe Iabloko de participer aux dernières élections législatives en Russie, qui se sont tenues du 18 au 20 septembre. Le parti du président Vladimir Poutine, Russie Unie, a remporté un nombre record de sièges lors de ce scrutin.
Ces développements surviennent au 1 678e jour du conflit, alors que les tentatives de médiation, notamment américaines, entre Kiev et Moscou n'aboutissent toujours pas. Le pape a lancé un appel au dialogue en présence d'Emmanuel Macron, sans citer de pays, lors de sa visite en France. Cet appel intervient dans un contexte où les efforts diplomatiques semblent dans l'impasse, et où les frappes russes continuent de faire des victimes parmi les civils ukrainiens.
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