Actualités 4 min de lecture Par Noémie Weber
Une photojournaliste américaine rouée de coups par des colons israéliens en Cisjordanie occupée
Heidi Levine, photographe pour le Washington Post, a été violemment agressée par des colons israéliens alors qu'elle couvrait la récolte des olives près de Ramallah. Son matériel a été dérobé.
Une photojournaliste américaine travaillant pour le Washington Post, Heidi Levine, a été violemment agressée par des colons israéliens vendredi 16 octobre 2026 en Cisjordanie occupée, alors qu'elle couvrait la récolte des olives par des agriculteurs palestiniens. Selon son témoignage, elle a été rouée de coups et son matériel photographique lui a été dérobé.
L'attaque s'est produite près des villages de Turmus Ayya et de Khirbet Abu Falah, dans la région de Ramallah. La journaliste se trouvait sur place pour documenter les vendanges, une période régulièrement marquée par des tensions entre colons israéliens et communautés palestiniennes. Une dizaine de colons israéliens a incendié une oliveraie avant de s'en prendre à la photojournaliste, selon les informations recueillies.
« Ils n'arrêtaient pas de me donner des coups de pied », a déclaré Heidi Levine après l'agression. Dans un autre témoignage, elle a décrit la scène : « Soudain, j'ai vu plus de 50 hommes masqués. » La journaliste a été transportée aux urgences de l'hôpital public de Ramallah, où elle a reçu des soins pour de multiples blessures. Elle est allongée sur un brancard sur les images diffusées après l'attaque.
Le Washington Post, pour lequel travaille Heidi Levine, n'a pas encore communiqué officiellement sur les circonstances exactes de l'agression. La photojournaliste, connue pour son travail dans la région, couvrait une activité agricole qui se déroule chaque année dans un contexte de forte tension. Les colons israéliens radicaux sont régulièrement accusés d'attaques contre les Palestiniens et les journalistes qui documentent ces violences.
Cet incident s'inscrit dans une série d'agressions signalées ces dernières années contre des professionnels des médias en Cisjordanie occupée. Les organisations de défense de la presse alertent régulièrement sur les risques encourus par les journalistes couvrant le conflit israélo-palestinien. L'attaque de vendredi illustre la vulnérabilité des reporters sur le terrain, en particulier lorsqu'ils couvrent des zones rurales où les tensions sont vives.
Les circonstances exactes de l'agression restent à préciser, notamment le nombre de colons impliqués et le déroulement précis des faits. Aucune information n'a été communiquée sur d'éventuelles interpellations ou sur la réaction des autorités israéliennes. La récolte des olives, qui se déroule traditionnellement à l'automne, est une période sensible en Cisjordanie, où les incidents entre colons et agriculteurs palestiniens sont fréquents.
Heidi Levine est une photojournaliste expérimentée qui a couvert de nombreux conflits dans le monde. Son agression a suscité des réactions dans les milieux journalistiques, qui dénoncent les risques croissants encourus par les reporters dans les zones de conflit. Le Washington Post n'a pas encore indiqué s'il allait porter plainte ou demander une enquête sur les circonstances de l'attaque.
L'incident souligne une nouvelle fois les difficultés auxquelles font face les journalistes en Cisjordanie occupée, où la couverture des violences entre colons et Palestiniens expose les professionnels des médias à des dangers physiques. Les organisations internationales de défense de la presse appellent régulièrement à la protection des journalistes dans cette région.
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