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vendredi 2 octobre 2026 · Paris

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Washington sanctionne deux Français accusés de financer le Hamas

Les États-Unis ont placé sous sanctions deux Français et leurs associations, accusés d'avoir collecté plus de deux millions de dollars pour le Hamas sous couvert d'aide humanitaire à Gaza.

Washington sanctionne deux Français accusés de financer le Hamas
Les États-Unis placent sur liste noire des Français accusés de financer le Hamas

Les États-Unis ont placé sous sanctions économiques deux ressortissants français ainsi que les associations qu'ils ont créées, les accusant d'avoir collecté plus de deux millions de dollars au profit du Hamas sous couvert d'aide humanitaire destinée à Gaza. La décision a été annoncée vendredi 2 octobre 2026 par le département du Trésor américain, qui a inscrit ces personnes et ces structures sur sa liste noire, une mesure qui gèle tout avoir détenu sous juridiction américaine et interdit aux ressortissants des États-Unis de traiter avec elles.

Selon Washington, les fonds auraient été levés par le biais de structures caritatives présentées comme venant en aide à la population gazaouie, mais qui auraient en réalité servi à alimenter les finances du mouvement islamiste palestinien. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, apparaît en première ligne sur ce dossier, qui s'inscrit dans la stratégie américaine de pression financière contre le Hamas et ses réseaux de soutien présumés à l'étranger.

Cette décision intervient dans un contexte régional particulièrement tendu. Le conflit au Moyen-Orient continue de produire des répercussions bien au-delà de la zone de combat, et les États-Unis multiplient les mesures de rétorsion économique contre les circuits de financement qu'ils attribuent au Hamas. La désignation de ressortissants européens sur la liste noire américaine constitue un signal adressé aux réseaux de collecte de fonds opérant depuis le continent.

Pour les deux Français concernés, les conséquences sont immédiates. Toute transaction impliquant des entités ou des personnes américaines leur devient interdite, et leurs éventuels avoirs placés sous juridiction des États-Unis sont bloqués. Les associations qu'ils ont fondées sont soumises au même régime. Ces mesures peuvent également compliquer leurs relations bancaires et leurs déplacements, les institutions financières internationales se montrant généralement prudentes face aux listes de sanctions américaines.

Le montant avancé par Washington — plus de deux millions de dollars — donne la mesure de l'opération présumée. Les autorités américaines soutiennent que ces fonds ont été collectés en invoquant l'aide humanitaire à Gaza, un secteur où la confusion entre assistance civile et financement de groupes armés est devenue un enjeu de surveillance majeur pour les gouvernements occidentaux.

La France n'a pas, à ce stade, été associée publiquement à la décision américaine. Aucune information ne permet de savoir si Paris a été informé en amont ou si une procédure judiciaire française est engagée parallèlement. La sanction relève pour l'instant de la seule autorité américaine, qui agit sur le fondement de ses propres réglementations en matière de lutte contre le financement du terrorisme.

Ce dossier illustre la manière dont les États-Unis étendent leur dispositif de sanctions au-delà de leurs frontières, en ciblant des individus et des structures établis en Europe. Il pose aussi la question du contrôle des organisations caritatives opérant dans des zones de conflit, où l'acheminement de l'aide peut servir de couverture à des financements illicites. Pour les associations humanitaires légitimes, ce type d'affaire nourrit la crainte d'un renforcement des contrôles et d'une suspicion accrue sur leurs opérations.

La portée exacte des sanctions reste à préciser, notamment sur l'identification complète des entités visées et sur les éventuelles suites judiciaires. Ce qui est établi, c'est que Washington entend frapper les circuits de financement du Hamas où qu'ils se trouvent, y compris lorsqu'ils passent par des ressortissants européens et des structures caritatives présentées comme humanitaires.

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Rémi Lefèvre

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Reporter sport

Rémi Lefèvre couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.