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La Fonderie de Bretagne placée en liquidation judiciaire, 244 salariés perdent leur emploi

Le tribunal de commerce de Lorient a prononcé jeudi la liquidation judiciaire de la Fonderie de Bretagne, mettant fin à six années de difficultés et laissant 244 salariés sans emploi.

La Fonderie de Bretagne placée en liquidation judiciaire, 244 salariés perdent leur emploi
« Le projet était de flinguer l’usine, ils ont réussi » : la Fonderie de Bretagne placée en liquidation judiciaire, 244 salariés sur le carreau

Le tribunal de commerce de Lorient a prononcé, jeudi 15 octobre, la liquidation judiciaire de la Fonderie de Bretagne, une usine historique fondée par Renault dans les années 1960. Cette décision met un terme à six années de difficultés pour le site morbihannais et laisse 244 salariés sans emploi.

Les représentants du personnel et les salariés, soutenus par la CGT, s'étaient rassemblés devant le tribunal pour ce qu'ils savaient être leur dernier combat. La liquidation était attendue, mais elle n'en constitue pas moins un épilogue douloureux pour les employés de cette filiale historique du constructeur automobile.

Fondée dans les années 1960 par Renault, la Fonderie de Bretagne a longtemps été un pilier de l'emploi industriel dans le Morbihan. Son activité reposait sur la production de pièces de fonderie pour l'automobile, un secteur en pleine mutation. Depuis plusieurs années, l'usine faisait face à des difficultés structurelles, liées à la baisse des commandes, à la concurrence internationale et aux transformations de l'industrie automobile.

La liquidation judiciaire prononcée par le tribunal de commerce de Lorient intervient après six années de lutte pour la survie du site. Les salariés et leurs représentants dénoncent une situation qu'ils estiment avoir été précipitée par des choix industriels et financiers. Selon eux, la fermeture de l'usine était programmée, et les efforts pour trouver un repreneur ou diversifier l'activité n'ont pas abouti.

Au-delà des 244 emplois directement supprimés, la fermeture de la Fonderie de Bretagne aura des répercussions sur le tissu économique local. Les sous-traitants et les commerces environnants qui dépendaient de l'activité de l'usine pourraient également être affectés. Pour les salariés, la perte de l'emploi s'accompagne d'incertitudes quant à leur avenir professionnel, dans un bassin d'emploi déjà fragilisé.

Cette liquidation s'inscrit dans un contexte plus large de difficultés pour l'industrie française, confrontée à des fermetures de sites et à des restructurations. Le cas de la Fonderie de Bretagne illustre les tensions entre impératifs de compétitivité, transitions technologiques et préservation de l'emploi industriel. Les pouvoirs publics, qui avaient été interpellés sur l'avenir du site, n'ont pas pu empêcher la décision du tribunal.

Les salariés et leurs représentants entendent désormais se battre pour obtenir des indemnisations et des solutions de reclassement. La CGT a exprimé sa colère et sa détermination à accompagner les travailleurs dans cette épreuve. Pour l'heure, la fermeture de la Fonderie de Bretagne marque la fin d'une page industrielle pour le Morbihan et laisse derrière elle 244 familles confrontées à la perte de leur gagne-pain.

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Pauline Delorme

Auteur

Rédactrice culture

Pauline Delorme couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.