Politique 3 min de lecture Par Mathieu Blanchard
Blocus des lycées : Lecornu dénonce une « surenchère irresponsable » de LFI, Mélenchon fustige une « répression »
Alors qu'une dizaine de lycées étaient bloqués en Île-de-France, le gouvernement a annoncé que les forces de l'ordre pourront intervenir en cas de violences. Sébastien Lecornu accuse LFI de « surenchère irresponsable », tandis que Jean-Luc Mélenchon dénonce une « répression avec un arrière-goût raciste ».
Le gouvernement a durci le ton face aux blocages de lycées qui se multiplient en Île-de-France. Réunis lundi 28 septembre 2026, les ministres de l'Intérieur et de l'Éducation nationale ont annoncé que les forces de l'ordre pourront intervenir en cas de violences dans les établissements bloqués. Une dizaine de lycées étaient concernés ce jour-là, selon le ministre de l'Éducation, Edouard Geffray.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a vivement critiqué l'attitude de La France insoumise, accusant le parti de Jean-Luc Mélenchon d'une « surenchère irresponsable » dans un contexte déjà tendu. Le chef du gouvernement entend marquer la fermeté de l'exécutif face à des actions qu'il juge contraires au bon fonctionnement du service public d'éducation.
En réponse, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé sur le réseau social X une « répression » gouvernementale, affirmant que « les lycéens en mouvement sont inoffensifs » et que « le gouvernement Lecornu a ordonné la répression ». Le leader insoumis a également évoqué une « répression avec un arrière-goût raciste », une formule qui a immédiatement relancé la polémique politique.
Les blocages, concentrés en Île-de-France, s'inscrivent dans un mouvement de protestation des lycéens contre leurs conditions d'enseignement. La principale organisation lycéenne a appelé à poursuivre le mouvement et à bloquer les établissements mardi, ce qui laisse présager une nouvelle journée de tensions.
La décision d'autoriser l'intervention des forces de l'ordre en cas de violences marque un durcissement de la position gouvernementale. Elle vise à prévenir les débordements tout en maintenant la pression sur les organisateurs. Les autorités n'ont pas précisé le nombre exact d'établissements touchés ni la nature des violences constatées.
Cette séquence illustre la montée des tensions entre l'exécutif et la gauche radicale à quelques mois d'échéances politiques importantes. Le gouvernement cherche à éviter toute escalade tout en affichant sa détermination à garantir la continuité du service public. De leur côté, les oppositions dénoncent une réponse disproportionnée et stigmatisante.
Les syndicats lycéens n'ont pas encore réagi aux déclarations du Premier ministre. La journée de mardi sera déterminante pour mesurer l'ampleur de la mobilisation et la capacité du gouvernement à maintenir l'ordre sans attiser la colère.
4




