Politique 3 min de lecture Par Rémi Lefèvre
Des journalistes de Mediapart expulsés brièvement du congrès du RN à Orléans
Des journalistes du site d'investigation Mediapart ont été évacués du congrès du Rassemblement national à Orléans par le service de sécurité du parti, avant de regagner le meeting.
Des journalistes de Mediapart ont été brièvement expulsés du congrès du Rassemblement national, à Orléans, par le service de sécurité du parti. Selon les informations de franceinfo, l'équipe du site d'investigation a d'abord été prise à partie par une partie de la foule, puis violemment évacuée. Elle a finalement pu regagner le meeting.
L'incident s'est produit dans un contexte de forte tension. Le congrès du RN se tenait au Zénith d'Orléans, où le parti lançait sa campagne en vue de l'élection présidentielle. En parallèle, une vaste mobilisation anti-RN était organisée dans la ville, avec des associations, des syndicats et des partis politiques à l'appel des manifestants. Selon les informations disponibles, 30 000 opposants étaient attendus, et 3 000 membres des forces de l'ordre étaient déployés pour sécuriser les rassemblements et éviter que leurs participants se croisent.
Le dispositif de sécurité était inédit. Deux périmètres distincts avaient été mis en place pour séparer les rassemblements. Un village antifasciste, placé sous haute surveillance dans le centre-ville, accueillait les militants venus s'opposer au congrès, tandis qu'une scène était installée pour les prises de parole. Les manifestants défilaient depuis le matin sous le mot d'ordre « On s'unit pour montrer qu'on est contre », selon les images de France 2. Le rassemblement se déroulait dans le calme, même si les autorités redoutaient des débordements en marge du congrès.
Lors de ce rassemblement, le maire de Trappes a dénoncé des « discours de haine » qui, selon lui, « tuent et font des victimes ». Le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, faisait partie des personnalités attendues parmi les opposants. Ces prises de parole intervenaient alors que le RN entendait afficher, à Orléans, sa préparation à la présidentielle.
Sur le plan interne, le congrès a également été marqué par la réélection de Jordan Bardella à la présidence du parti. Seul candidat à sa succession, il a été réélu avec 98,98 % des voix, selon les informations du journal Le Monde. Cette séquence, à la fois interne et publique, a donc donné lieu à deux types de tensions : celles liées à la contestation extérieure et celles, plus ponctuelles, qui ont touché la presse à l'intérieur même du meeting.
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