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Glucksmann désigné candidat social-démocrate, le gouvernement menace de recourir aux ordonnances budgétaires

Raphaël Glucksmann a été désigné candidat social-démocrate pour le premier tour de la présidentielle 2027, tandis que l'exécutif menace de passer par ordonnances pour le budget. À Clermont-Ferrand, Jean-Luc Mélenchon a promis l'abolition de Parcoursup devant une salle comble.

Glucksmann désigné candidat social-démocrate, le gouvernement menace de recourir aux ordonnances budgétaires
Glucksmann désigné candidat social-démocrate au premier tour, le gouvernement menace de recourir aux ordonnances sur le budget 2027… Ce qu’il ne fallait pas manquer ce week-end

Raphaël Glucksmann a été désigné candidat social-démocrate pour le premier tour de l'élection présidentielle de 2027, une décision qui structure l'offre politique à gauche. En parallèle, le gouvernement a menacé de recourir aux ordonnances pour faire adopter le budget 2027, ravivant les tensions institutionnelles autour de la procédure parlementaire.

Ces deux développements ont dominé le week-end des 10 et 11 octobre 2026, marqué par une forte activité politique. La désignation de Glucksmann intervient alors que les discussions sur les modalités de la candidature unique à gauche se poursuivent, et que l'exécutif cherche à sécuriser le calendrier budgétaire face aux risques de blocage au Parlement.

À Clermont-Ferrand, Jean-Luc Mélenchon a tenu un meeting devant une salle du Zénith pleine, d'une capacité de près de 10 000 places, avec une foule rassemblée à l'extérieur pour suivre l'événement sur écran géant. Le leader insoumis a renouvelé son soutien au mouvement lycéen, saluant sa « très grande maturité politique et syndicale ». Il a martelé que « Parcoursup doit être aboli », qualifiant la plateforme d'affectation dans l'enseignement supérieur d'« ignominie », et a réaffirmé son opposition à la sélection à l'université.

Mélenchon a également rappelé sa proposition d'instaurer le droit de vote à 16 ans, présentée comme un moyen de favoriser le « respect » de la jeunesse. Selon un récent sondage Ipsos, 41 à 43 % des électeurs de 18 à 24 ans certains d'aller voter se prononceraient pour lui en 2027. Deux lycéens clermontois sont venus sur scène pour appeler à la « mobilisation générale » et réfuter les accusations de manipulation par La France insoumise, émises par le gouvernement, la droite et l'extrême droite depuis le début de la crise.

Le discours a aussi ciblé le néolibéralisme. Mélenchon a estimé que le mouvement lycéen « est le cri qui annonce la fin d'une période » et accusé les néolibéraux de vouloir « se débarrasser de l'école comme service public » pour constituer un « marché » de l'éducation. Il est revenu sur la dette, affirmant être « le seul à avoir dit comment on pouvait commencer à la rembourser », en référence à sa proposition d'annuler la part de la dette française détenue par la Banque centrale européenne. « Si vous baissez la quantité de dette que nous avons, la confiance reviendra », a-t-il promis.

Sur le plan des rivalités, Mélenchon s'en est pris à plusieurs reprises à Marine Le Pen, favorite des sondages pour 2027, et n'a que brièvement mentionné Gabriel Attal, qui avait tenu un meeting la veille à Lyon. Entre les deux camps, les échanges se sont poursuivis sur les réseaux sociaux, Attal ayant proposé un débat télévisé au leader de la gauche radicale. Mélenchon a répondu aux propos d'Attal accusant LFI d'utiliser les lycéens comme « chair à canon », en dénonçant des violences policières.

Le meeting s'est conclu sur une note identitaire, Mélenchon se présentant comme le porte-voix du « camp des sans paroles, des humiliés, des oubliés ». Cette séquence illustre la stratégie du leader insoumis pour asseoir sa popularité auprès des jeunes électeurs, tout en maintenant la pression sur l'exécutif et sur ses concurrents à gauche comme à droite.

La menace gouvernementale de recourir aux ordonnances sur le budget 2027 ajoute une couche de tension institutionnelle. Elle intervient dans un contexte où les équilibres parlementaires restent fragiles et où l'opposition dénonce une méthode visant à contourner le débat démocratique. La désignation de Glucksmann, de son côté, pourrait redessiner les rapports de force au sein de la gauche, en offrant une alternative social-démocrate face à la candidature insoumise.

Ces événements s'inscrivent dans une pré-campagne présidentielle déjà dense, où les questions budgétaires, éducatives et sociales occupent une place centrale. Ils témoignent aussi de la volonté des différentes forces politiques de mobiliser leurs bases, en particulier les jeunes électeurs, à un an et demi du scrutin.

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Pauline Delorme

Auteur

Rédactrice culture

Pauline Delorme couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.