Politique 3 min de lecture Par Rémi Lefèvre
Macron dénonce « honte » et « colère » après les violences du 17 octobre et appelle au calme
Dans une allocution télévisée, le président de la République a condamné les violences commises en marge de la mobilisation du 17 octobre, exprimant la « honte » et la « colère » ressenties face aux dégradations, et a demandé aux partis comme aux organisations syndicales de condamner sans ambiguïté ces actes.
Emmanuel Macron a pris la parole dimanche soir pour condamner les violences qui ont éclaté en marge de la mobilisation du 17 octobre. Dans une brève allocution enregistrée, le président de la République a exprimé la « honte » et la « colère » qu'il ressent, selon ses mots, face aux scènes de dégradation observées dans plusieurs villes. « Voir les rues de nos villes ainsi saccagées est insupportable », a-t-il déclaré, reprenant un sentiment qu'il a présenté comme largement partagé par les Français.
Le chef de l'État a adressé un message direct aux partis politiques ainsi qu'aux organisations professionnelles et syndicales. Il les a appelés à « condamner sans ambiguïté toutes les violences et à appeler au calme ». Cette demande intervient alors que les événements du 17 octobre ont suscité de vives réactions dans l'espace public et que la classe politique est appelée à prendre position sur les débordements qui ont suivi la mobilisation.
L'allocution, diffusée à 20 heures, a été l'occasion pour Emmanuel Macron de revenir sur le caractère inacceptable des dégradations. Le président a également évoqué la nécessité de faire preuve de transparence sur les circonstances des violences, un point repris dans les commentaires de son intervention. Il n'a pas annoncé de mesures immédiates, se contentant d'un appel à la responsabilité collective et au retour au calme.
Sur le plan de l'agenda présidentiel, Emmanuel Macron a maintenu son déplacement prévu de lundi à mercredi dans quatre pays du Golfe. Cette décision indique que l'exécutif entend ne pas suspendre ses engagements diplomatiques malgré la gravité des événements, tout en restant attentif à l'évolution de la situation sur le territoire national.
La prise de parole présidentielle s'inscrit dans un contexte de tensions politiques accrues. En appelant les formations politiques et les corps intermédiaires à se positionner clairement, le chef de l'État cherche à obtenir une condamnation unanime des violences, au-delà des clivages partisans. La question de la responsabilité des débordements et de leur traitement judiciaire devrait continuer d'alimenter le débat dans les prochains jours.
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