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Présidentielle 2027 : Jean-Luc Mélenchon dévoile un budget à 106 milliards de recettes nouvelles

Le candidat insoumis a présenté mercredi son programme budgétaire pour 2027, prévoyant 106 milliards d'euros de recettes supplémentaires et 82 milliards de dépenses nouvelles, avec 25 milliards consacrés dès la première année à la réduction de la dette.

Présidentielle 2027 : Jean-Luc Mélenchon dévoile un budget à 106 milliards de recettes nouvelles
Présidentielle : Dette réduite, relance économique… Que propose Jean-Luc Mélenchon pour le budget 2027 ?

Jean-Luc Mélenchon a présenté mercredi les grandes lignes de son programme économique en vue de l'élection présidentielle de 2027, lors d'une conférence de presse au siège de La France insoumise à Paris. Le candidat insoumis prévoit 106 milliards d'euros de recettes supplémentaires et 82 milliards de dépenses nouvelles s'il accède à l'Élysée, a rapporté son entourage, aux côtés du député Eric Coquerel, président de la commission des Finances.

Face aux critiques sur le poids des impôts dans son programme, Jean-Luc Mélenchon a promis de rompre avec une « culture dominante » du « néolibéralisme ». « Le capital financier a profité, et c'est lui qui doit payer », a-t-il déclaré. Les insoumis proposent ainsi de rétablir un « ISF climatique » pour 10 milliards d'euros, de supprimer la flat tax pour 9 milliards, et d'instaurer la « taxe Zucman » sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d'euros, espérant 15 milliards de recettes. La taxe Gafam serait portée à 15 %, et environ 20 milliards de nouvelles taxes sur les héritages sont prévus, ainsi que 22 milliards d'économies sur certaines niches fiscales comme le pacte Dutreil ou le crédit impôt recherche.

Le candidat a également prôné une « réorientation » de « l'épargne de notre pays qui est considérable », via la création d'un « pôle public bancaire ». Eric Coquerel a évoqué une hausse du plafond du Livret A pour financer notamment la rénovation thermique des logements. À l'instar de Bruno Retailleau et Marine Le Pen, les insoumis veulent réduire la contribution française à l'Union européenne de 10 %, tant que la Banque centrale européenne ne gèle pas les titres de dette française qu'elle détient.

Sur la dette publique, Jean-Luc Mélenchon a fait vœu de consacrer 25 milliards d'euros dès la première année à sa réduction. Selon lui, cette voie permettrait de se conformer à un rapport d'économistes remis à Bercy préconisant au moins 125 milliards d'économies sur le prochain quinquennat. « Voici le premier cinquième », a-t-il lancé. Le gel ou l'annulation d'une partie de la dette détenue par la BCE figurent dans les annonces, mais n'entrent pas dans les calculs budgétaires car ils passeraient d'abord par « un rapport de force », a précisé Eric Coquerel.

Les recettes dégagées serviraient à « relancer l'activité par les revenus des classes populaires ». Le programme prévoit une augmentation de 10 % de la rémunération des fonctionnaires, chiffrée à 17 milliards d'euros, ainsi qu'une hausse des allocations familiales et des APL pour 8 milliards. Le seuil de pauvreté serait fixé à 1 337 euros par mois, pour un coût de 9,5 milliards. LFI propose aussi le recrutement de 10 000 enseignants et 10 000 personnels soignants, une hausse de 3 milliards du budget des hôpitaux et un investissement de 10 milliards pour lutter contre le dérèglement climatique.

Sur les retraites, les insoumis maintiennent leur objectif d'un départ à 60 ans sur un éventuel quinquennat, mais celui-ci passerait d'abord par un retour à 62 ans, pour un coût estimé à 9 milliards d'euros. Cette présentation marque une étape importante dans la campagne insoumise, à quelques mois du scrutin présidentiel de mai 2027.

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Noémie Weber

Auteur

Journaliste société

Noémie Weber couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.