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Primaire de la gauche : vifs échanges sur LFI, Gaza et l'affaire Bardella lors du deuxième débat

À une semaine du premier tour, les cinq candidats à la primaire social-démocrate se sont affrontés jeudi soir sur France 2 et France Inter, notamment sur les alliances avec La France insoumise, le terme « génocide » à Gaza et la qualification de Jordan Bardella.

Primaire de la gauche : vifs échanges sur LFI, Gaza et l'affaire Bardella lors du deuxième débat
Primaire de la gauche : Bardella, lycéens, Gaza et encore LFI… Le point sur le deuxième débat

Les cinq candidats à la primaire social-démocrate ont débattu pendant plus de deux heures, jeudi soir sur France 2 et France Inter, à une semaine du premier tour du scrutin. Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Ségolène Royal, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel ont confronté leurs positions sur les alliances à gauche, la guerre à Gaza et l'affaire Jordan Bardella, à quelques jours du vote des militants prévu les 9-10 et 16-17 octobre.

Les échanges les plus tendus ont opposé Raphaël Glucksmann et Olivier Faure sur les relations avec La France insoumise. Le premier secrétaire du Parti socialiste s'est agacé de « l'éléphant dans la pièce » que représenterait Jean-Luc Mélenchon, regrettant qu'« à chaque débat entre nous le vainqueur par contumace » soit le leader insoumis. Il a défendu sa stratégie de rassemblement de la gauche, notamment en vue des élections législatives. Raphaël Glucksmann a fait de la clarification des alliances un point central de sa candidature, lançant à son concurrent : « Tu es habité par l'esprit de défaite », avant d'affirmer vouloir « gagner cette élection pour être élu président de la République ».

Jérôme Guedj a également attaqué le dirigeant socialiste, l'accusant de mettre « toute la gauche dans la panade » en faisant « la danse du ventre » devant LFI. Olivier Faure a défendu son bilan à la tête du PS, assurant avoir « repris le parti quand il était dans la poussière, et que tous les éléphants l'avaient déserté ». Se présentant comme « le seul à pouvoir rassembler l'ensemble des forces de gauche », il a aussi ciblé l'entourage de Raphaël Glucksmann, qui comprend d'anciens macronistes : « Si on veut rompre avec la politique actuelle, on ne s'entoure pas de gens qui ont participé à celle-ci. »

Les candidats se sont également opposés sur Gaza et l'utilisation du terme « génocide ». Olivier Faure a estimé ne pas comprendre « pourquoi on n'utilise pas les bons mots », tandis que Raphaël Glucksmann et Jérôme Guedj refusent d'employer ce terme. « Ce que tu fais est obscène », lui a répondu Raphaël Glucksmann. Ségolène Royal, plus offensive sur ce sujet lors du premier débat, a cette fois déclaré comprendre « ceux qui ne veulent pas utiliser le mot génocide », tout en soulignant qu'« aujourd'hui en Israël, il y a des ministres qui affirment vouloir un génocide » à Gaza.

Sur l'économie, Raphaël Glucksmann a dû défendre face aux critiques de ses concurrents sa proposition de baisse de la CSG sur les salaires. Les cinq candidats se sont en revanche accordés pour considérer Jordan Bardella comme « disqualifié » après les accusations d'antisémitisme publiées par Mediapart. Ils ont aussi condamné les violences en marge des mouvements lycéens ainsi que celles commises par certains policiers, tout en refusant « le piège » d'une focalisation des critiques sur LFI.

Un troisième et dernier débat est prévu dimanche sur BFMTV avant le scrutin de la primaire. Le premier tour se tiendra les 9 et 10 octobre, et le second les 16 et 17 octobre. Les cinq candidats cherchent à se démarquer à une semaine d'un vote qui déterminera la figure de la gauche sociale-démocrate pour les prochaines échéances électorales.

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Rémi Lefèvre

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Reporter sport

Rémi Lefèvre couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.