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lundi 19 octobre 2026 · Paris

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Paris : nouveaux pillages et interpellations après les manifestations du 17 octobre

Dimanche, de nouveaux magasins ont été pillés à Paris et des tentatives d'intrusion ont été signalées à Lyon, Marseille et près de Nantes. La préfecture de police recense 108 interpellations dans la capitale, dont 66 en soirée, et au moins cinq commerces pillés.

Paris : nouveaux pillages et interpellations après les manifestations du 17 octobre
Violences urbaines : Slogans antipoliciers, vitrines brisées… Paris fait encore face à des pillages

Les appels au calme n'ont pas suffi. Au lendemain des manifestations du 17 octobre, Paris a de nouveau été le théâtre de pillages et d'affrontements dimanche, malgré l'intervention d'Emmanuel Macron. La préfecture de police a recensé 108 interpellations dans la capitale, dont 66 en soirée, et au moins cinq magasins pillés, parmi lesquels un commerce de vêtements, un Darty à Belleville et deux supermarchés. Des tentatives d'intrusion ont également été signalées à Lyon, Marseille et près de Nantes.

Dans le centre de Paris, les autorités ont décrit « des groupes épars de jeunes délinquants d'opportunité continuant de chercher à piller des magasins dans le secteur Châtelet-Les Halles ». Près du boulevard Sébastopol, plusieurs dizaines de jeunes ont scandé des slogans antipoliciers et lancé des bouteilles de verre en direction des forces de l'ordre. Une porte d'entrée du grand magasin BHV Marais a été brisée et des pilleurs se sont introduits à l'intérieur. Vers le musée Pompidou, la vitrine d'une boutique d'optique Afflelou a été cassée. Des groupes vêtus de noir et cagoulés circulaient rapidement dans les rues, au milieu des riverains et des touristes, parfois contraints de se couvrir le nez face aux gaz lacrymogènes.

Les forces de l'ordre étaient déployées en nombre autour du centre commercial des Halles. Des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes ont été lancés à plusieurs endroits du centre de la capitale, et des charges ont été observées. Sur le réseau social X, le maire de Paris Centre, Ariel Weil, a demandé aux commerçants encore ouverts de « prendre toute mesure pour se protéger, y compris en fermant leurs boutiques, la police étant extrêmement sollicitée ».

Dans l'après-midi, des affrontements opposant plusieurs centaines de personnes aux forces de l'ordre ont duré plusieurs heures autour de la place de la République, déjà théâtre de violences la veille. Selon la préfecture de police, « depuis 14 heures, des jeunes délinquants étaient présents sur la place ». Les groupes dispersés se sont « reformés » dans des rues adjacentes, où des feux de barricade et des tentatives de pillage ont eu lieu. Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes, de grenades assourdissantes et d'un canon à eau face à des jets de projectiles, des incendies et des provocations de jeunes munis de barres de fer. La CRS 8, unité spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines, a été engagée pour le deuxième jour consécutif.

En petite couronne, la situation est restée calme selon la préfecture de police, « à l'exception du centre commercial Rosny 2 », en Seine-Saint-Denis, où l'intervention de la police a permis de disperser un groupe d'une cinquantaine d'individus qui lançaient des projectiles en tir tendu. Ces nouvelles violences illustrent la persistance des tensions au lendemain des mobilisations, alors que les commerçants commencent à évaluer l'ampleur des dégâts.

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Noémie Weber

Auteur

Journaliste société

Noémie Weber couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.