Société 2 min de lecture Par Noémie Weber
Un homme tué à Trappes lors d'une fusillade raciste
Un homme de 26 ans, Pengo Bossio Wangi, a été tué à Trappes par des tirs en rafale; le suspect, placé en garde à vue, aurait agi par racisme.
Un homme de 26 ans, Pengo Bossio Wangi, a été tué vendredi 23 octobre à Trappes, dans les Yvelines, par des tirs en rafale dont l'auteur présumé est soupçonné d'avoir agi par racisme. Les premiers éléments de l'enquête font état d'une motivation raciste, selon les informations disponibles au moment de la publication.
Le suspect a également blessé cinq autres personnes, dont une enfant de 12 ans toujours dans un état très grave. Selon les éléments rapportés, il a ouvert le feu à l'arme automatique, notamment devant une station-service, faisant un mort et cinq blessés. Un homme de 39 ans, identifié sous les initiales Kevin T., a été placé en garde à vue, mesure dont la durée a été prolongée.
Selon Le Monde, un exemplaire de « Mein Kampf » a été retrouvé à son domicile. Le suspect aurait par ailleurs reconnu avoir visé des personnes en fonction de leur couleur de peau. Il aurait voulu, selon les propos rapportés, « venger les commerçants » en ciblant « les Noirs et les Arabes ».
Samedi, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Trappes en hommage à la victime. Au lendemain de l'attentat, qualifié de terroriste et raciste, la tristesse et la colère dominaient dans cette ville régulièrement visée par les médias d'extrême droite. Une habitante a résumé le sentiment ambiant : « avant, c'était une haine virtuelle, là c'est réel ».
Décrit par ses proches comme « travailleur et déterminé », Pengo Bossio Wangi pratiquait les arts martiaux mixtes et rêvait de devenir combattant professionnel. Une marche blanche doit se tenir dimanche après-midi à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, en hommage au jeune sportif.
La garde à vue du suspect, qui fait l'objet d'une prolongation, permet aux enquêteurs de poursuivre leurs investigations sur les motivations de son geste. Les éléments recueillis jusqu'ici, notamment les déclarations attribuées au suspect et les objets retrouvés à son domicile, orientent l'enquête vers un acte raciste ciblant délibérément des personnes en raison de leur origine ou de leur couleur de peau.
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