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Un adolescent de 13 ans reconstruit le « rayon de la mort » d'Archimède

Brenden Stener, un jeune Canadien passionné par Archimède, a reproduit une version miniature du légendaire rayon ardent attribué au savant grec pour un projet scolaire, à l'aide de lampes chauffantes et de miroirs concaves.

Un adolescent de 13 ans reconstruit le « rayon de la mort » d'Archimède
À 13 ans, il tente de prouver qu’une arme légendaire vieille de 2 000 ans pouvait vraiment fonctionner

Un adolescent canadien de 13 ans, Brenden Stener, a reconstruit une version miniature du légendaire « rayon de la mort » attribué à Archimède, le savant grec du IIIe siècle avant notre ère. Passionné par cette figure antique, il a utilisé des lampes chauffantes et des miroirs concaves pour tenter de démontrer la faisabilité de cette arme décrite dans les récits anciens.

Le projet, réalisé dans un cadre scolaire, visait à vérifier si les miroirs pouvaient concentrer suffisamment la lumière du soleil pour enflammer une cible à distance. Selon les textes antiques, Archimède aurait conçu un dispositif de ce type pour défendre Syracuse contre la flotte romaine lors du siège de la ville entre 214 et 212 avant J.-C. Les récits évoquent des miroirs ardents capables d'incendier les navires ennemis.

Brenden Stener a reproduit ce principe à échelle réduite. En utilisant des lampes chauffantes comme source lumineuse intense et des miroirs concaves pour focaliser les rayons, il a cherché à provoquer la combustion d'un matériau cible. Cette expérience s'inscrit dans une longue tradition de reconstitutions scientifiques visant à tester la validité des descriptions historiques.

L'idée d'un rayon ardent attribué à Archimède a suscité débats et controverses parmi les historiens et les scientifiques. Certains estiment que la technologie de l'époque ne permettait pas de concentrer assez de lumière pour enflammer un navire à distance. D'autres soutiennent que des miroirs de bronze poli auraient pu être utilisés, mais que leur efficacité dépendait de conditions atmosphériques et de la distance.

Des expérimentations modernes ont été menées, notamment par des chercheurs de l'Institut de technologie du Massachusetts (MIT) en 2005, qui avaient conclu qu'un dispositif à base de miroirs pouvait enflammer une maquette de bateau en bois en quelques minutes. D'autres tentatives, comme celle de l'émission « MythBusters », n'avaient pas réussi à reproduire l'effet à grande échelle.

Le projet de Brenden Stener, bien que modeste, apporte une contribution pédagogique à ce débat. Il montre qu'à petite échelle, la concentration de lumière peut produire une chaleur suffisante pour enflammer certains matériaux. L'adolescent a présenté son travail dans le cadre de son école, suscitant l'intérêt de ses professeurs et de ses camarades.

Cette initiative illustre l'engouement des jeunes pour les sciences et l'histoire antique. Elle rappelle également que les légendes technologiques de l'Antiquité continuent de fasciner et d'inspirer des expérimentations, même si leur réalité historique reste discutée. Archimède, connu pour ses travaux en mathématiques et en physique, demeure une source d'inspiration pour les jeunes scientifiques.

Le « rayon de la mort » n'est pas la seule invention attribuée à Archimède. On lui doit également la vis sans fin, des machines de guerre et des principes de statique et d'hydrostatique. Son héritage scientifique reste immense, et des générations de chercheurs continuent d'étudier ses contributions.

Pour Brenden Stener, ce projet n'est qu'une étape. Passionné par l'Antiquité et les sciences, il envisage de poursuivre ses expériences et d'approfondir ses connaissances sur les technologies anciennes. Son travail montre que la curiosité et la créativité peuvent conduire à des réalisations surprenantes, même à un jeune âge.

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Mathieu Blanchard

Auteur

Correspondant international

Mathieu Blanchard couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.