Le président français Emmanuel Macron est arrivé lundi soir à Damas, devenant ainsi le premier chef d’État de l’Union européenne à se rendre en Syrie depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024. Cette visite de deux jours, la première d’un président français dans le pays depuis 2009, marque une étape importante dans le rétablissement des relations diplomatiques avec la Syrie post-conflit.
Selon l’Élysée, M. Macron entend défendre lors de ce déplacement « une Syrie libre, plurielle, respectueuse de chacune de ses composantes ». Le président français doit également s’entretenir avec les autorités de transition, notamment avec le président par intérim Ahmad Al Charaa, qu’il avait reçu à l’Élysée il y a plus d’un an. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un soutien diplomatique accru à la Syrie après treize années de guerre civile.
L’agence officielle syrienne Sana a qualifié cette visite de « étape charnière dans le processus de rétablissement de la présence internationale de la Syrie ». Au-delà du symbole politique, le déplacement vise à renforcer les partenariats économiques dans un pays où toute l’infrastructure est à rebâtir. La France cherche à participer activement à la reconstruction, un enjeu majeur pour la stabilisation du pays et de la région.
La visite intervient alors que la Syrie tente de se relever d’un conflit dévastateur qui a fait des centaines de milliers de morts et déplacé des millions de personnes. La communauté internationale observe avec attention les efforts de transition menés par les nouvelles autorités, qui doivent concilier reconstruction, réconciliation nationale et retour à une certaine normalité.
Après son passage à Damas, Emmanuel Macron doit se rendre en Turquie pour participer au sommet de l’OTAN prévu les 7 et 8 juillet. Ce déplacement illustre la volonté de la France de jouer un rôle actif dans la recomposition diplomatique du Moyen-Orient, tout en soutenant les processus de transition dans les pays sortant de conflit.
La visite de M. Macron intervient un an et demi après l’arrivée au pouvoir d’Ahmad al-Chareh, qui a succédé à Bachar al-Assad après la chute de son régime. Les autorités syriennes espèrent que ce signal fort de la part d’un dirigeant occidental encouragera d’autres pays à normaliser leurs relations avec Damas et à contribuer à la reconstruction du pays.
La France, qui avait fermement condamné la répression sous le régime Assad, entend désormais accompagner la transition syrienne tout en veillant au respect des droits humains et des minorités. Le président Macron a insisté sur la nécessité de bâtir une Syrie inclusive, capable de garantir la sécurité et la dignité de toutes ses communautés.



