Actualités 3 min de lecture Par Mathieu Blanchard
Léon XIV en France : un premier discours aux accents politiques
Pour sa première journée de visite apostolique en France, le pape Léon XIV a pris position sur l'aide médicale à mourir, la GPA et l'intelligence artificielle, devant Emmanuel Macron puis à l'UNESCO.
Le pape Léon XIV a profité de sa première journée de visite apostolique en France pour intervenir sur plusieurs sujets de société, transformant un déplacement pastoral en prise de parole politique. Vendredi 25 septembre 2026, après avoir été reçu à l'Élysée par Emmanuel Macron, le souverain pontife s'est exprimé devant les autorités, la société civile et le corps diplomatique, avant de se rendre à l'UNESCO puis à Notre-Dame de Paris.
Devant le président de la République, Léon XIV a réaffirmé son opposition à l'aide médicale à mourir, dénonçant ce qu'il a qualifié d'« offre d'une mort programmée ». Il a également critiqué la gestation pour autrui (GPA), défendu l'école catholique et mis en garde contre la course aux armements. Ces prises de position interviennent alors que plusieurs de ces questions font l'objet de débats en France, notamment sur la fin de vie.
À l'UNESCO, le pape a poursuivi sur le terrain des enjeux contemporains en appelant à encadrer les usages de l'intelligence artificielle. Il a plaidé pour une régulation éthique de ces technologies, soulignant les risques qu'elles représentent pour la dignité humaine si leur développement n'est pas maîtrisé. Ce discours s'inscrit dans une série d'interventions du Vatican sur les questions numériques et scientifiques.
En fin de journée, Léon XIV a vécu son premier bain de foule en France. Acclamé tout au long du trajet vers Notre-Dame de Paris, il a ensuite présidé les vêpres devant le clergé réuni dans la cathédrale. Lors de la monition, il a appelé les catholiques à « cultiver l'unité du peuple de Dieu » et à dépasser leurs querelles liturgiques, renvoyant chaque sensibilité à la communion avec Rome. Un message d'unité adressé à une Église française traversée par des tensions internes.
Cette visite historique de quatre jours mobilise un dispositif exceptionnel. Un million de personnes sont attendues tout au long du séjour, qui doit conduire le pape de l'Élysée à Notre-Dame, puis au Stade de France. Les autorités françaises ont salué l'événement, tandis que l'entourage du pape insiste sur sa dimension spirituelle autant que sur sa portée sociale.
Les prises de position de Léon XIV sur la fin de vie, la GPA ou l'école catholique devraient alimenter les débats politiques français dans les semaines à venir. Elles témoignent de la volonté du pontife de ne pas limiter son voyage à une simple visite pastorale, mais d'y inscrire un message adressé à la société tout entière. La suite de son programme, notamment au Stade de France, pourrait réserver d'autres interventions sur des sujets de société.
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