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lundi 31 août 2026 · Paris

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« Voilà c’est fini » de Gustave Kervern remporte le Valois de diamant à Angoulême

Le Festival du film francophone d’Angoulême a décerné son Valois de diamant à « Voilà c’est fini » de Gustave Kervern. La 19e édition, marquée par un hommage à Nathalie Baye, a également récompensé plusieurs premiers films et drames sociaux.

« Voilà c’est fini » de Gustave Kervern remporte le Valois de diamant à Angoulême
« Voilà c’est fini » de Gustave Kervern remporte le Valois de diamant au festival d' Angoulême

Le Festival du film francophone d’Angoulême a refermé sa 19e édition sur un palmarès dominé par les drames sociaux. « Voilà c’est fini » de Gustave Kervern a remporté le Valois de diamant, la plus haute distinction de la manifestation, remise samedi soir par le jury présidé par Franck Dubosc. Le film, présenté comme le plus personnel de son réalisateur, évoque avec délicatesse la brève rencontre d’une touriste et d’un employé d’hôtel sur l’île de La Réunion. Suzanne Lindon, Loïc Mandere, Léa Drucker et Mathieu Amalric figurent au casting de cette œuvre engagée, dont la sortie en salles est prévue le 24 mars prochain.

Le festival, qui s’est achevé avec la projection de « Dix pour cent », a également rendu hommage à Nathalie Baye, disparue en avril dernier. Dominique Besnehard, cofondateur de l’événement avec Marie-France Brière, a rappelé les mots de l’actrice : « Angoulême était le baromètre du cinéma français. Quand ça se passe bien pour un film à Angoulême, ça se passe bien dans la totalité de la France. » Cette édition a une nouvelle fois permis de prendre le pouls du cinéma hexagonal, avec un public nombreux dans les salles et des cinéastes résolument tournés vers les questions de société.

Le Valois du public a été attribué à « Les Filles d’Abraham », premier long-métrage de Hanaël El Yousfi. Le jury a également distingué « Si tu penses bien » de Géraldine Nakache, dont la comédienne Monia Chokri a retenu l’attention pour son interprétation bouleversante d’une mère de famille victime de violences conjugales. « La Frappe » de Julien Gaspar-Oliveri, qui repart avec deux trophées, « Ce qui nous mène à toi » de Khalil Cherti et « Congo Boy » de Rafiki Fariala complètent un palmarès jugé solide par les observateurs.

Hors compétition, les festivaliers ont pu découvrir en avant-première « Changer l’eau des fleurs », adaptation du best-seller de Valérie Perrin portée par Leïla Bekhti, à qui l’on prédit une belle carrière en salles. « En haut de la pile » de Louis-Julien Petit, consacré à la gestation par autrui, et « Quelques mots d’amour » de Rudi Rosenberg, où une jeune fille part à la recherche de son père, ont également témoigné de l’intérêt des cinéastes pour les sujets familiaux. Le festival a aussi été l’occasion d’entendre des professionnels du doublage, Jean-Philippe Puymartin et Damien Witecka, appeler à légiférer sur l’intelligence artificielle qui menace leurs métiers.

Les organisateurs ont profité de la clôture pour rappeler, avant chaque projection, que le cinéma français n’est pas financé par les impôts mais par un système vertueux reposant sur les recettes générées par les entrées en salles. Un message pédagogique qui illustre la vocation du festival : mieux faire comprendre la profession au public.

Noémie Weber

Auteur

Journaliste société

Noémie Weber couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.