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La ruée vers les boutiques d’achat d’or s’intensifie avec l’inflation

Face à l’inflation et à un cours de l’or proche de records, les particuliers affluent dans les boutiques d’achat et de vente d’or, tandis que les réseaux continuent de s’étendre en région.

La ruée vers les boutiques d’achat d’or s’intensifie avec l’inflation
© 20minutes.fr

Face à l’inflation et à la hausse historique du cours de l’or, les boutiques d’achat et de vente de métaux précieux connaissent une fréquentation en forte progression. À Rennes, l’agence Godot & Fils voit affluer des particuliers qui viennent se défaire de bijoux anciens, parfois hérités de la famille.

C’est le cas de Francine, retraitée, qui a confié à l’enseigne de vieux bijoux conservés depuis longtemps. Ils proviennent de l’atelier de bijouterie de son père. Ces pièces, longtemps gardées pour leur valeur sentimentale, ont été réévaluées à la lumière des cours actuels. Le directeur de Godot & Fils, Alexis Monceaux, observe ce type de démarche de plus en plus fréquemment.

Le cours de l’or a atteint un sommet proche de 140 000 euros le kilogramme au début de l’année 2026. Il s’est depuis stabilisé autour de 115 000 euros le kilogramme. Ce niveau élevé incite de nombreux détenteurs de métal à le vendre, mais attire aussi des acheteurs qui y voient une valeur refuge.

Selon les données du réseau Comptoir national de l’or, la fréquentation de ses agences a progressé d’environ 25 % sur un an. Le réseau compte aujourd’hui 110 agences et vise 200 points de vente à court terme. Les nouvelles ouvertures se concentrent moins dans les grandes villes qu’auparavant et s’implantent davantage dans les villes moyennes.

La responsable de l’agence rennaise, Elodie Bourhis, constate elle aussi une hausse très nette du trafic. Parmi les vendeurs, on compte des personnes âgées qui souhaitent se séparer de leurs objets en or pour limiter le risque de cambriolage à domicile. D’autres vendent des bijoux de famille pour faire face à des fins de mois difficiles dans un contexte d’inflation.

Du côté des acheteurs, les profils se diversifient. Des jeunes investisseurs se tournent vers l’or comme placement de sûreté. Ils le jugent moins volatil que les cryptomonnaies et considèrent que l’or physique présente un risque de piratage moindre. Certains lui préfèrent désormais l’immobilier ou l’épargne bancaire classique.

Le secteur se développe également à grande échelle. Godot & Fils comptait quatre agences il y a dix ans, contre plus de 120 aujourd’hui, et prévoit une vingtaine d’ouvertures l’an prochain. Les professionnels anticipent par ailleurs une hausse supplémentaire de la fréquentation à l’approche des fêtes de fin d’année.

Reste une incertitude majeure : la durée de la stabilisation des cours et de cette ruée vers l’or. Ni les professionnels ni les observateurs ne peuvent dire aujourd’hui combien de temps ce mouvement se prolongera.

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Noémie Weber

Auteur

Journaliste société

Noémie Weber couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.