Économie 2 min de lecture Par Pauline Delorme
Les importations de GNL russe atteignent un niveau record dans l'UE avant leur interdiction
Malgré l'interdiction prévue au 1er janvier, les États membres de l'Union européenne ont fortement augmenté leurs achats de gaz naturel liquéfié russe ces derniers mois, notamment en raison de la guerre au Moyen-Orient.
Les pays de l'Union européenne ont importé des volumes de gaz naturel liquéfié (GNL) russe à un niveau jamais atteint, alors que l'interdiction complète de ces achats doit entrer en vigueur deux mois plus tard, le 1er janvier. Les Etats membres se sont tournés ces derniers mois vers le pays de Vladimir Poutine, tout en parvenant à diversifier leurs approvisionnements auprès d'autres fournisseurs.
Plusieurs facteurs expliquent ce regain d'achats. La guerre au Moyen-Orient a notamment pesé sur les marchés énergétiques et poussé les Etats européens à sécuriser leurs livraisons de gaz. Dans ce contexte, le GNL russe est resté accessible à certains acheteurs avant la fin du cadre juridique qui lui est applicable.
Cette hausse intervient alors que l'Union européenne a décidé de mettre fin à ses importations de GNL en provenance de Russie. Les pays concernés disposent donc d'une fenêtre limitée pour écouler leurs commandes, avant que l'interdiction ne prenne pleinement effet.
Dans le même temps, plusieurs Etats ont réussi à faire appel à d'autres fournisseurs pour compenser la diminution progressive des livraisons russes. Cette diversification illustre la capacité des Vingt-Sept à réorganiser leurs approvisionnements énergétiques, tout en montrant que la dépendance à l'égard de Moscou n'a pas disparu d'un coup.
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