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samedi 31 octobre 2026 · Paris

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Société 3 min de lecture Par

Les autorités redoutent des violences comparables à celles du 17 octobre samedi

Quelque 70 000 policiers et gendarmes seront déployés samedi pour encadrer 150 défilés contre la vie chère, alors que le ministère de l’Intérieur craint des incidents, notamment en soirée et le jour d’Halloween.

Les autorités redoutent des violences comparables à celles du 17 octobre samedi
20mn.fr

Les autorités préparent un dispositif de sécurité d’ampleur pour samedi, troisième journée de manifestations contre la vie chère en trois semaines. Quelque 70 000 policiers et gendarmes seront déployés pour encadrer les 150 défilés recensés, alors que le ministère de l’Intérieur redoute des incidents dans plusieurs villes, notamment en soirée.

Vendredi, l’entourage du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a averti que « des épisodes de violences urbaines comparables à ceux du 17 octobre sont anticipés tout au long de la journée ». La même source craint « des velléités de dégradations et de tentatives de pillages » et évoque « des risques très importants de troubles à l’ordre public ». La mobilisation coïncide avec Halloween, un élément qui inquiète particulièrement les services de sécurité.

Les autorités s’inquiètent aussi d’appels à des rassemblements non déclarés diffusés sur les réseaux sociaux, notamment par des comptes proches de la mouvance d’ultragauche, où les termes « révolution » et « insurrection » sont régulièrement employés. Des violences attribuées à des groupuscules d’ultradroite ont par ailleurs renforcé les craintes ces derniers jours. Le gouvernement redoute que ces appels ne débouchent sur des rassemblements spontanés sur les places publiques, en marge des cortèges déclarés.

Le dispositif intervient après deux mobilisations d’ampleur. Le 17 octobre, entre 550 000 personnes selon la police et 800 000 selon la CGT avaient manifesté, avec des incendies de bâtiments publics et des pillages de commerces. Le 24 octobre, la participation avait été estimée entre 410 000 et 800 000 personnes, avec moins de violences.

Syndicats, organisations de jeunesse et mouvement des Gilets jaunes appellent à cette troisième journée de mobilisation. Une source policière décrit désormais « beaucoup de fébrilité » au sein des services de sécurité, estimant que « la moindre information se transforme en notes et on sort des forces en pagaille ». Malgré ces inquiétudes, les effectifs annoncés restent identiques à ceux mobilisés le 24 octobre, une journée qui n’avait pas donné lieu à des incidents majeurs.

La vigilance portera particulièrement sur la fin de journée, alors que le parcours parisien restait encore incertain vendredi soir, selon les informations disponibles à cette heure. Les autorités n’ont pas dévoilé de mesures supplémentaires au-delà de ce dispositif, qui doit encadrer à la fois les cortèges déclarés et les éventuels rassemblements spontanés.

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Noémie Weber

Auteur

Journaliste société

Noémie Weber couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.