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lundi 31 août 2026 · Paris

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Un projet de six milliards d'euros de parcs d'attractions financé par l'Arabie saoudite dans le Val-d'Oise

Le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed Ben Salman, a été reçu à Paris par Emmanuel Macron. Parmi les projets évoqués figure un immense complexe de trois parcs d'attractions, dont un dédié aux mangas, dans le Val-d'Oise, pour un investissement de six milliards d'euros et 22 000 emplois directs à la clé.

Un projet de six milliards d'euros de parcs d'attractions financé par l'Arabie saoudite dans le Val-d'Oise
Val-d'Oise

Un projet « colossal » de trois parcs d'attractions financé par l'Arabie saoudite pourrait voir le jour dans le Val-d'Oise, à proximité de Cergy-Pontoise. L'initiative, dont le coût total est estimé à six milliards d'euros, a été au cœur des discussions entre Emmanuel Macron et le prince héritier Mohammed Ben Salman, reçu à Paris lundi 24 août. Le volet économique de cette visite, consacrée également aux crises du Moyen-Orient, prévoit la création de 22 000 emplois directs.

Selon les informations disponibles, l'un des trois parcs serait potentiellement dédié à l'univers du manga « Dragon Ball », une thématique inattendue qui illustre l'ampleur et l'originalité du dispositif. Le projet s'inscrit dans un programme plus large d'investissements saoudiens en France, couvrant des secteurs aussi variés que les transports, l'énergie et la santé. Ces annonces interviennent dans un contexte de rapprochement économique renforcé entre Paris et Riyad.

Florence Portelli, présidente déléguée LR de la région Île-de-France, a salué une « chance extraordinaire » pour le Val-d'Oise. Selon elle, ce complexe pourrait transformer le territoire en destination touristique majeure, tout en générant des retombées économiques significatives pour les communes environnantes. Les collectivités locales, qui suivent le dossier de près, espèrent que les retombées bénéficieront à l'emploi local et aux infrastructures.

Le choix du Val-d'Oise n'est pas anodin : le département bénéficie d'une situation géographique stratégique, à proximité de Paris et des grands axes de transport, notamment l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Cette accessibilité est considérée comme un atout majeur pour attirer des visiteurs français et internationaux. Les études préliminaires devront toutefois confirmer la faisabilité technique et financière du projet, qui reste soumis à des autorisations administratives et à des concertations publiques.

Cette annonce s'inscrit dans une séquence diplomatique dense. La visite du prince héritier saoudien à Paris a été marquée par la signature de plusieurs accords bilatéraux, même si le projet de parcs d'attractions a éclipsé une partie des enjeux diplomatiques et commerciaux traditionnels. Les observateurs notent que l'Arabie saoudite cherche à diversifier ses investissements à l'étranger, dans le cadre de sa stratégie de transformation économique visant à réduire sa dépendance aux hydrocarbures.

Pour la France, ce projet représente un signal positif en matière d'attractivité, dans un secteur où la concurrence européenne est forte. Les prochaines étapes consisteront à finaliser les études de marché et à définir le calendrier de réalisation. Aucune date précise de lancement des travaux n'a été communiquée à ce stade, mais les porteurs du projet évoquent une ambition à long terme, avec un impact potentiel sur le tourisme régional et l'image de la France comme destination de loisirs.

Noémie Weber

Auteur

Journaliste société

Noémie Weber couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.