Politique 4 min de lecture Par Pauline Delorme
Anne Hidalgo soutient Raphaël Glucksmann pour la primaire de la gauche
L'ancienne maire de Paris Anne Hidalgo annonce qu'elle votera pour Raphaël Glucksmann lors de la primaire de la gauche, le jugeant « le seul » candidat à porter le sujet de l'écologie.
Anne Hidalgo, ancienne maire de Paris, a annoncé qu'elle voterait pour Raphaël Glucksmann lors de la primaire de la gauche en vue de l'élection présidentielle de 2027. Elle justifie ce choix en affirmant que l'eurodéputé est « le seul » candidat à porter véritablement le thème de l'écologie dans cette compétition interne. Cette prise de position intervient alors que la gauche s'organise pour désigner son représentant à la prochaine échéance présidentielle.
La déclaration d'Anne Hidalgo a été saluée par l'entourage de Raphaël Glucksmann, qui y voit un renfort de poids pour sa campagne. L'ancienne édile parisienne, qui avait elle-même été candidate à la présidentielle de 2022 sous les couleurs du Parti socialiste, conserve une influence certaine dans les réseaux de la gauche modérée. Son ralliement pourrait contribuer à crédibiliser la candidature de Glucksmann auprès des électeurs socialistes et écologistes, deux électorats qu'il cherche à séduire depuis le lancement de sa campagne.
Cette annonce intervient dans un contexte tendu à gauche, où plusieurs figures politiques s'interrogent encore sur leur participation à la primaire. François Ruffin, député de la Somme, a réaffirmé son intention d'y prendre part, malgré l'opposition affichée de Raphaël Glucksmann à sa candidature. Ruffin estime que Glucksmann « a peur des électeurs » et que la primaire doit être l'occasion d'un véritable débat démocratique au sein de la gauche.
Marine Tondelier, candidate écologiste à la présidentielle, a de son côté confié avoir « perdu beaucoup de temps » dans ses tentatives d'unifier la gauche autour d'une candidature commune. Elle n'a toutefois pas exclu de poursuivre ses efforts pour rapprocher les différentes sensibilités politiques du camp progressiste. La question de l'union reste en effet centrale pour une gauche qui peine à exister face à la majorité présidentielle et à l'extrême droite dans les sondages.
Le soutien d'Anne Hidalgo à Raphaël Glucksmann est perçu par certains observateurs comme un signal adressé aux autres candidats potentiels de la primaire. En choisissant de se positionner clairement, l'ancienne maire de Paris entend peser sur le déroulement du scrutin interne et favoriser l'émergence d'une candidature social-démocrate et écologiste. Reste à savoir si ce ralliement suffira à convaincre les électeurs de gauche de se mobiliser pour la primaire, dont le calendrier précis n'a pas encore été arrêté.
La primaire de la gauche s'annonce comme un moment décisif pour l'avenir du camp progressiste français. Les différents candidats devront convaincre au-delà de leurs cercles traditionnels pour espérer l'emporter et incarner une alternative crédible à l'élection présidentielle de 2027. Le choix d'Anne Hidalgo, qui avait elle-même connu une campagne difficile en 2022 avec un score historiquement bas pour le Parti socialiste, montre que les leçons du passé nourrissent les stratégies actuelles des acteurs politiques de gauche.




