Politique 3 min de lecture Par Pauline Delorme
Présidentielle 2027 : Retailleau veut supprimer le droit du sol par référendum
Bruno Retailleau, candidat LR à la présidentielle 2027, annonce vouloir supprimer le droit du sol par référendum et refuse la proposition de rassemblement d'Édouard Philippe.
Bruno Retailleau a fait de l'immigration le premier terrain d'affrontement de sa campagne présidentielle. Mardi, le candidat des Républicains a annoncé vouloir supprimer le droit du sol par référendum, estimant qu'une telle réforme devait être validée directement par les Français après une révision de la Constitution. « Je prends cet engagement que ce seront les Français qui enfin définiront la politique migratoire », a déclaré le président de LR.
Selon lui, certaines réformes ne pourraient être adoptées autrement. « Avec des idées très très fortes que les juges n'accepteraient pas si on ne passe pas par le référendum et par le peuple, par exemple de renoncer au droit du sol », a-t-il expliqué. Le candidat avait déjà défendu cette suppression au début de l'été, prenant l'exemple de Mayotte : « On a fait l'abrogation du droit du sol à Mayotte, et pourquoi ce qui est bon à Mayotte ne le serait pas sur le sol national, hexagonal ? »
« On ne peut pas devenir français par hasard, en catimini, de façon automatique », a-t-il ajouté. Après une révision constitutionnelle, Bruno Retailleau souhaite soumettre « deux textes de loi » aux Français par référendum. Le premier viserait à « réduire l'immigration », qu'il considère comme « devenue une charge » pour la France. Le second porterait sur « une politique pénale de grande fermeté ».
Sur le terrain politique, le candidat LR a par ailleurs annoncé qu'il ne participerait pas à la réunion proposée par Édouard Philippe à la droite et au centre pour début novembre, dans l'objectif de préparer un « rassemblement ». « Non, je n'irai pas », a-t-il affirmé, qualifiant ce rendez-vous de « réunion pour les macronistes entre les macronistes ».
Bruno Retailleau assure ne pas vouloir « arrêter la course » avant l'élection présidentielle. « Cette élection, elle ne se gagnera pas au centre. Elle ne se gagnera pas en essayant de prolonger l'expérience Macron. Elle se gagnera à droite. Et je suis un candidat de droite, avec des convictions de droite », a-t-il insisté.
Dans le même temps, la sénatrice de Loire-Atlantique Laurence Garnier a annoncé mardi qu'elle était dorénavant porte-parole de la campagne du chef de file des Républicains. Cette nomination intervient alors que la campagne présidentielle s'accélère, à plus de sept mois du premier tour.




