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lundi 31 août 2026 · Paris

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Bruno Retailleau qualifie La France insoumise de « parti de collabos » avec l'islamisme

Le président des Républicains et candidat à la présidentielle, Bruno Retailleau, a vivement attaqué La France insoumise, la qualifiant de « parti de collabos » avec l'islamisme, tout en critiquant Marine Le Pen, Édouard Philippe et Gabriel Attal.

Bruno Retailleau qualifie La France insoumise de « parti de collabos » avec l'islamisme
Présidentielle 2027 : Retailleau accuse LFI d’être un « parti de collabos »

Bruno Retailleau a marqué sa rentrée politique par une salve d'attaques contre ses adversaires, mercredi sur BFMTV. Le président des Républicains, candidat à l'élection présidentielle, a notamment pris pour cible La France insoumise, mais aussi Marine Le Pen, Édouard Philippe et Gabriel Attal.

Interrogé sur LFI, Bruno Retailleau a qualifié le mouvement de « parti de collabos » avec l'islamisme. « Ce sont des collabos. Oui, c'est un parti de collabos […] avec les ennemis de la France », a-t-il déclaré. Il a notamment mis en cause « les propositions de Madame Rima Hassan et les propositions du groupe des Insoumis à l'Assemblée nationale », estimant qu'« il y a une forme de collaboration avec les islamistes ».

Le candidat LR s'en est également pris à Marine Le Pen, qu'il accuse « d'entraîner la France à sa perte ». Il lui reproche par ailleurs de défendre « un projet socialiste ». Crédité de moins de 10 % dans les sondages, Bruno Retailleau entend néanmoins maintenir sa propre candidature à l'Élysée.

Il a ainsi exclu tout ralliement à Édouard Philippe ou Gabriel Attal, au motif qu'ils « ne portent pas les mêmes projets ». « Je veux porter une rupture profonde et je veux offrir aux Français une alternative […] qui est pour moi fondamentale pour renverser la table », a-t-il expliqué. Selon lui, les deux anciens Premiers ministres « ne parviendront pas à se décontaminer du double quinquennat d'Emmanuel Macron », qu'il considère comme appelé à devenir « un formidable échec ».

Cette prise de position intervient alors que la dynamique de Jean-Luc Mélenchon vers le second tour se confirme. Un sondage Ifop-Fiducial publié mercredi place Marine Le Pen largement en tête des intentions de vote au premier tour, avec 33 % à 35 %, même si elle reflue légèrement par rapport aux 36 % enregistrés début juillet. Derrière la candidate du Rassemblement national, la compétition est serrée : Édouard Philippe s'impose de justesse avec 18 % à 21 % des intentions de vote, juste devant Jean-Luc Mélenchon crédité de 17 % à 19 %. Le premier recule légèrement par rapport à juillet quand le deuxième poursuit sa progression.

Si Gabriel Attal représentait le bloc central, il obtiendrait 14 à 15 % des voix, et si les deux anciens Premiers ministres d'Emmanuel Macron étaient tous les deux candidats, Édouard Philippe recueillerait 14,5 % et Gabriel Attal 8 %. Ces chiffres illustrent la fragmentation du paysage politique à l'approche du scrutin, alors que Bruno Retailleau tente d'imposer sa propre voie, en rupture avec la majorité sortante et avec le Rassemblement national.

Noémie Weber

Auteur

Journaliste société

Noémie Weber couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.