Politique 3 min de lecture Par Noémie Weber
Bruno Retailleau qualifie La France insoumise de « parti de collabos » avec l'islamisme
Le président des Républicains et candidat à la présidentielle, Bruno Retailleau, a vivement attaqué La France insoumise, la qualifiant de « parti de collabos » avec l'islamisme, tout en critiquant Marine Le Pen, Édouard Philippe et Gabriel Attal.
Bruno Retailleau a marqué sa rentrée politique par une salve d'attaques contre ses adversaires, mercredi sur BFMTV. Le président des Républicains, candidat à l'élection présidentielle, a notamment pris pour cible La France insoumise, mais aussi Marine Le Pen, Édouard Philippe et Gabriel Attal.
Interrogé sur LFI, Bruno Retailleau a qualifié le mouvement de « parti de collabos » avec l'islamisme. « Ce sont des collabos. Oui, c'est un parti de collabos […] avec les ennemis de la France », a-t-il déclaré. Il a notamment mis en cause « les propositions de Madame Rima Hassan et les propositions du groupe des Insoumis à l'Assemblée nationale », estimant qu'« il y a une forme de collaboration avec les islamistes ».
Le candidat LR s'en est également pris à Marine Le Pen, qu'il accuse « d'entraîner la France à sa perte ». Il lui reproche par ailleurs de défendre « un projet socialiste ». Crédité de moins de 10 % dans les sondages, Bruno Retailleau entend néanmoins maintenir sa propre candidature à l'Élysée.
Il a ainsi exclu tout ralliement à Édouard Philippe ou Gabriel Attal, au motif qu'ils « ne portent pas les mêmes projets ». « Je veux porter une rupture profonde et je veux offrir aux Français une alternative […] qui est pour moi fondamentale pour renverser la table », a-t-il expliqué. Selon lui, les deux anciens Premiers ministres « ne parviendront pas à se décontaminer du double quinquennat d'Emmanuel Macron », qu'il considère comme appelé à devenir « un formidable échec ».
Cette prise de position intervient alors que la dynamique de Jean-Luc Mélenchon vers le second tour se confirme. Un sondage Ifop-Fiducial publié mercredi place Marine Le Pen largement en tête des intentions de vote au premier tour, avec 33 % à 35 %, même si elle reflue légèrement par rapport aux 36 % enregistrés début juillet. Derrière la candidate du Rassemblement national, la compétition est serrée : Édouard Philippe s'impose de justesse avec 18 % à 21 % des intentions de vote, juste devant Jean-Luc Mélenchon crédité de 17 % à 19 %. Le premier recule légèrement par rapport à juillet quand le deuxième poursuit sa progression.
Si Gabriel Attal représentait le bloc central, il obtiendrait 14 à 15 % des voix, et si les deux anciens Premiers ministres d'Emmanuel Macron étaient tous les deux candidats, Édouard Philippe recueillerait 14,5 % et Gabriel Attal 8 %. Ces chiffres illustrent la fragmentation du paysage politique à l'approche du scrutin, alors que Bruno Retailleau tente d'imposer sa propre voie, en rupture avec la majorité sortante et avec le Rassemblement national.




