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Olivier Faure promet « un autre futur » et appelle à une large participation à la primaire socialiste

En clôture du campus de rentrée du PS à Blois, Olivier Faure a étrillé ses adversaires, promis la censure du budget si nécessaire et appelé à une large participation à la primaire sociale-démocrate d'octobre.

Olivier Faure promet « un autre futur » et appelle à une large participation à la primaire socialiste
Présidentielle 2027: au campus du Parti socialiste, Olivier Faure tente de reprendre la main

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a conclu ce samedi 29 août le campus de rentrée du PS à Blois (Loir-et-Cher) par un discours offensif, promettant « un autre futur » et appelant les militants à une large participation à la primaire sociale-démocrate prévue en octobre. Devant plusieurs centaines de militants scandant son prénom, le patron du PS a estimé que le « bloc central va s’effondrer » après dix ans de macronisme, et que la seule question désormais est de savoir « qui sera chargé de reconstruire ».

Olivier Faure a vivement critiqué le bilan d’Emmanuel Macron, affirmant que le président « a raté son rendez-vous avec ce pays, avec la grandeur de son histoire, la soif de justice des Français ». Il a ajouté : « C’est terminé. Ses anciens Premiers ministres pourront se couvrir de cendres, c’est terminé. Le bloc central va s’effondrer. C’est terminé ! » Des propos prononcés en l’absence de la plupart des candidats à la primaire, seule Ségolène Royal ayant fait le déplacement.

Le premier secrétaire, qui n’a pas encore officiellement annoncé sa candidature à la primaire, a également développé une série de propositions. Il a notamment promis un « fonds national qui permette aux familles les plus modestes de faire leurs courses à des tarifs réduits pour une nourriture en quantité et en qualité suffisantes », ainsi qu’un grand service public de la lecture. Face à la crise climatique de l’été, il a souhaité « créer un grand fonds national et européen doté de ressources permanentes permettant d’investir sur 20 ou 30 ans » dans la transition écologique, et « suspendre le versement de dividendes pour toute entreprise qui ne s’engage pas résolument dans sa propre transformation écologique ».

À quelques semaines de l’examen du dernier budget de l’ère Macron, Olivier Faure a promis de le censurer « si la copie qui sort des débats est celle de Messieurs (Gabriel) Attal et (Édouard) Philippe avec le soutien de l’extrême droite ». Il a insisté sur le fait que le PS n’a « jamais refusé » le dialogue sur le budget, mais que le parti viendra avec ses propres propositions. Il s’est dit sceptique sur la capacité du Premier ministre « d’imposer à ses deux prédécesseurs à Matignon le moindre compromis », alors que les deux candidats du bloc central annoncent vouloir « rapprocher le net du brut par une baisse des cotisations sociales ».

Le contexte est tendu pour Olivier Faure, alors qu’une partie de ses troupes a décidé de soutenir Raphaël Glucksmann à la primaire, et que d’autres le pressent d’être candidat. La pression de l’ancien président François Hollande est également forte, ce dernier pouvant se positionner en candidature de recours. Malgré des sondages le créditant d’environ 5 % des intentions de vote, Olivier Faure a appelé à ne pas écouter « les ricaneurs, les analyses, les sondages », rappelant que « François Hollande a commencé à 3 % et qu’il est devenu président de la République ». « Rien ne se passe jamais comme prévu ! », a-t-il lancé.

Le campus de Blois a ainsi servi de tribune au premier secrétaire pour tenter de reprendre la main dans la course à la présidentielle de 2027, alors que la primaire sociale-démocrate s’annonce comme un moment clé pour l’avenir du PS et de la gauche.

Pauline Delorme

Auteur

Rédactrice culture

Pauline Delorme couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.