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Laurent Nuñez reconnaît un « échec » lors des manifestations du 17 octobre

Devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale, le ministre de l'Intérieur admet un manque d'anticipation de sa part lors de la journée marquée par des pillages, tout en rejetant l'idée d'une faute des services de l'État.

Laurent Nuñez reconnaît un « échec » lors des manifestations du 17 octobre
© lefigaro.fr

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a reconnu devant les députés un « manque d'anticipation » de sa part lors de la journée de manifestations du 17 octobre, marquée par des pillages. Entendu sous serment dans le cadre de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale consacrée à la gestion du maintien de l'ordre ce jour-là, il a qualifié la situation d'« échec », tout en précisant que cet échec ne présumait pas en soi une faute des services de l'État.

Premier auditionné par cette commission d'enquête sur les violences du 17 octobre, le ministre a assumé sa responsabilité. Selon les éléments rapportés de son audition, il a déclaré : « Je suis le seul responsable ». Il a imputé la majorité des débordements à une « mouvance d'ultragauche et d'extrême gauche » ainsi qu'aux casseurs, des attributions qui ne sont pas présentées comme établies par la commission à ce stade.

Laurent Nuñez a par ailleurs affirmé qu'il y aurait « un avant et un après » le 17 octobre, estimant que la doctrine du maintien de l'ordre devait être revue. Il a également défendu la nécessité d'« atteintes aux libertés publiques », qu'il considère comme les seuls moyens de revenir à l'ordre, une position qui a nourri le débat lors de cette audition. Selon la Humanité, qui a suivi les débuts de la commission, l'audition a été jugée très attendue et le ministre y a ainsi exposé sa vision de la priorité donnée à l'ordre sur les libertés.

L'audition, qui a débuté après la traditionnelle séance de questions au gouvernement, a donné lieu à un feu roulant de questions de la part des membres de la commission. Le Figaro, qui a suivi la séance en direct, rapporte que le ministre a répondu à ces questions une à une, en reprenant la formule selon laquelle il était le seul responsable de la gestion de la journée. Le journal a qualifié la journée de « fiasco sécuritaire », un terme repris par le titre pour décrire le contexte de l'audition, sans que cette qualification ne soit attribuée au ministre lui-même.

Ouest-France, qui a dressé un bilan des points clés de l'audition, souligne que le ministre a reconnu un « échec » tout en renvoyant la majorité des débordements vers des groupes qu'il a qualifiés d'ultragauche et d'extrême gauche ainsi que vers les casseurs. Le média relève que le ministre s'est engagé sur une révision de la doctrine de maintien de l'ordre, sans toutefois en détailler à ce stade le contenu dans les éléments rapportés.

Cette audition s'inscrit dans un travail parlementaire destiné à examiner les violences survenues en marge des manifestations du 17 octobre. Les conclusions de la commission d'enquête, qui devront établir les responsabilités et formuler d'éventuelles recommandations sur la doctrine de maintien de l'ordre, restent attendues.

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Rémi Lefèvre

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Reporter sport

Rémi Lefèvre couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.