Politique 2 min de lecture Par Noémie Weber
Le député LFI Sébastien Delogu, sorti de garde à vue, sera convoqué pour outrage le 13 novembre
Le député La France insoumise Sébastien Delogu a été libéré jeudi soir après plusieurs heures de garde à vue à Marseille. Il est convoqué pour outrage le 13 novembre, après une altercation avec trois policiers. Une plainte réciproque a été déposée.
Le député de La France insoumise Sébastien Delogu est sorti du commissariat central de Marseille jeudi soir, peu avant 23 heures, après plusieurs heures de garde à vue. Il était entendu depuis le début de l'après-midi dans le cadre d'une enquête de flagrance pour « outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique », selon le parquet de Marseille. Accompagné de son avocat, Yones Taguelmint, il a quitté les lieux par une porte dérobée avant de monter dans un taxi, sans faire de déclaration. « La garde à vue a été levée. On ne fera pas de déclaration ce soir », a indiqué son conseil à l'AFP.
Le parlementaire fait désormais l'objet d'une convocation pour outrage le 13 novembre. Avant cette échéance, il doit comparaître le 21 octobre pour avoir diffusé sur les réseaux sociaux des documents personnels d'un entrepreneur à qui il reprochait ses liens avec Israël. Cette nouvelle procédure fait suite à une altercation survenue lundi avec trois policiers en civil venus interpeller un suspect dans une affaire de vol de montre, qui résidait dans le même immeuble que le député.
Les versions divergent sur le déroulement des faits. Sébastien Delogu affirme que les policiers n'avaient pas décliné leur identité lorsqu'ils avaient tenté d'entrer dans l'immeuble. Il avait refusé de les laisser passer avant de les retrouver quelques instants plus tard sur son palier, où les échanges avaient dégénéré. L'altercation, partiellement filmée, a conduit à des dépôts de plainte réciproques : les policiers ont porté plainte pour outrage, tandis que le député a déposé une plainte contre X pour injures et violences physiques.
Peu après sa sortie du commissariat, jeudi soir, le député a publié sur Instagram un cœur blanc sur fond noir accompagné du message : « Tout va bien ». Cette affaire s'ajoute à un contexte judiciaire déjà chargé pour l'élu insoumis, qui doit répondre de ses publications en ligne devant la justice en octobre. La convocation de novembre concernant l'outrage présumé viendra compléter ce calendrier judiciaire.




