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lundi 31 août 2026 · Paris

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Politique 4 min de lecture

Présidentielle 2027 : Dominique de Villepin affirme vouloir « être candidat »

L'ancien Premier ministre a confirmé sur BFMTV son intention de se présenter à l'élection présidentielle de 2027, tout en excluant de participer à une primaire. Il en a profité pour critiquer Édouard Philippe sur l'immigration.

Présidentielle 2027 : Dominique de Villepin affirme vouloir « être candidat »
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La course à l'Élysée s'enrichit d'un nouveau prétendant déclaré. Dimanche, Dominique de Villepin a affirmé sur BFMTV vouloir « être candidat à l'élection présidentielle, oui bien sûr », tout en précisant qu'il confirmerait officiellement sa candidature « quand la campagne électorale aura commencé ». L'ancien Premier ministre de Jacques Chirac estime en effet que « pour le moment nous n'avons rien de sérieux à nous mettre sous la dent ».

Crédité de seulement 2 % des intentions de vote dans les sondages où son nom est testé, Dominique de Villepin a d'ores et déjà exclu de participer à une primaire, jugeant que « ce n'est pas le bon mode de fonctionnement » mais plutôt « le dernier gadget des désespérés ». Cette prise de position intervient alors que le Parti socialiste s'apprête à organiser sa propre primaire, à laquelle le premier secrétaire Olivier Faure a annoncé sa participation le même jour.

Bien que n'étant pas encore officiellement en campagne, l'ancien chef du gouvernement n'a pas hésité à adresser des critiques à ceux déjà engagés dans la course, et notamment à Édouard Philippe. Il l'a attaqué sur sa proposition, formulée lors d'un déplacement à Mayotte, de revoir le droit du sol et le droit d'asile dans l'archipel. « On est en France, à Mayotte. Si on remet en cause le droit d'asile à Mayotte, qu'est-ce qu'on fait sur l'Hexagone, le territoire national ? », s'est-il interrogé.

Le candidat et chef du parti Horizons a en effet promis un « moratoire total » sur l'immigration dans ce département d'outre-mer, englobant non seulement le droit du sol et le droit d'asile, mais aussi le regroupement familial. Une position que Dominique de Villepin a vivement critiquée, dénonçant une « surenchère » qui ferait le jeu du Rassemblement national. « Tous ceux qui veulent jouer à coups d'exceptions, non seulement font des entorses à notre régime républicain, mais en plus courent dans la surenchère », a-t-il martelé, avant d'ajouter : « Qui préférera la copie, c'est-à-dire M. Philippe, à Mme Le Pen ? Il fait le jeu, à travers la surenchère, de madame Le Pen ».

L'ancien Premier ministre a également réagi à la promesse du RN d'organiser un référendum sur l'immigration, répétée samedi par Jordan Bardella. Il a qualifié cette proposition d'« énième surenchère » qui placerait selon lui le parti d'extrême droite « en dehors des règles républicaines ». Ces déclarations illustrent la volonté de Dominique de Villepin de se positionner comme un recours républicain face à ce qu'il perçoit comme une droitisation du débat politique.

L'élection présidentielle est prévue les 18 avril et 2 mai 2027. La ligne de départ ne cesse de se remplir, avec des candidatures ou des intentions de candidature de plus en plus nombreuses à gauche comme à droite de l'échiquier politique. Dominique de Villepin, qui avait déjà fait parler de lui dans le cadre de l'affaire des statuettes pour laquelle il a été entendu en audition libre mi-juillet, semble déterminé à peser dans le débat, malgré des sondages défavorables.