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Politique 4 min de lecture Par

Présidentielle 2027 : Dominique de Villepin affirme vouloir « être candidat »

L'ancien Premier ministre a confirmé sur BFMTV son intention de se présenter à l'élection présidentielle de 2027, tout en excluant de participer à une primaire. Il en a profité pour critiquer Édouard Philippe sur l'immigration.

Présidentielle 2027 : Dominique de Villepin affirme vouloir « être candidat »
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La course à l'Élysée s'enrichit d'un nouveau prétendant déclaré. Dimanche, Dominique de Villepin a affirmé sur BFMTV vouloir « être candidat à l'élection présidentielle, oui bien sûr », tout en précisant qu'il confirmerait officiellement sa candidature « quand la campagne électorale aura commencé ». L'ancien Premier ministre de Jacques Chirac estime en effet que « pour le moment nous n'avons rien de sérieux à nous mettre sous la dent ».

Crédité de seulement 2 % des intentions de vote dans les sondages où son nom est testé, Dominique de Villepin a d'ores et déjà exclu de participer à une primaire, jugeant que « ce n'est pas le bon mode de fonctionnement » mais plutôt « le dernier gadget des désespérés ». Cette prise de position intervient alors que le Parti socialiste s'apprête à organiser sa propre primaire, à laquelle le premier secrétaire Olivier Faure a annoncé sa participation le même jour.

Bien que n'étant pas encore officiellement en campagne, l'ancien chef du gouvernement n'a pas hésité à adresser des critiques à ceux déjà engagés dans la course, et notamment à Édouard Philippe. Il l'a attaqué sur sa proposition, formulée lors d'un déplacement à Mayotte, de revoir le droit du sol et le droit d'asile dans l'archipel. « On est en France, à Mayotte. Si on remet en cause le droit d'asile à Mayotte, qu'est-ce qu'on fait sur l'Hexagone, le territoire national ? », s'est-il interrogé.

Le candidat et chef du parti Horizons a en effet promis un « moratoire total » sur l'immigration dans ce département d'outre-mer, englobant non seulement le droit du sol et le droit d'asile, mais aussi le regroupement familial. Une position que Dominique de Villepin a vivement critiquée, dénonçant une « surenchère » qui ferait le jeu du Rassemblement national. « Tous ceux qui veulent jouer à coups d'exceptions, non seulement font des entorses à notre régime républicain, mais en plus courent dans la surenchère », a-t-il martelé, avant d'ajouter : « Qui préférera la copie, c'est-à-dire M. Philippe, à Mme Le Pen ? Il fait le jeu, à travers la surenchère, de madame Le Pen ».

L'ancien Premier ministre a également réagi à la promesse du RN d'organiser un référendum sur l'immigration, répétée samedi par Jordan Bardella. Il a qualifié cette proposition d'« énième surenchère » qui placerait selon lui le parti d'extrême droite « en dehors des règles républicaines ». Ces déclarations illustrent la volonté de Dominique de Villepin de se positionner comme un recours républicain face à ce qu'il perçoit comme une droitisation du débat politique.

L'élection présidentielle est prévue les 18 avril et 2 mai 2027. La ligne de départ ne cesse de se remplir, avec des candidatures ou des intentions de candidature de plus en plus nombreuses à gauche comme à droite de l'échiquier politique. Dominique de Villepin, qui avait déjà fait parler de lui dans le cadre de l'affaire des statuettes pour laquelle il a été entendu en audition libre mi-juillet, semble déterminé à peser dans le débat, malgré des sondages défavorables.

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Mathieu Blanchard

Auteur

Correspondant international

Mathieu Blanchard couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.