Politique 3 min de lecture Par Rémi Lefèvre
Présidentielle 2027 : Raphaël Glucksmann officialise sa candidature et participera à la primaire social-démocrate
Raphaël Glucksmann a confirmé dimanche soir sa candidature à l'élection présidentielle de 2027. Il participera à la primaire social-démocrate organisée en octobre par Place publique et le Parti socialiste, une décision qui devrait réduire l'offre de candidatures à gauche au premier tour.
Raphaël Glucksmann a mis fin au suspense dimanche soir en confirmant sa candidature à l'élection présidentielle de 2027 lors de son interview au « Journal de 20 Heures » de TF1. Le cofondateur de Place publique, âgé de 46 ans, a annoncé qu'il participerait à la primaire social-démocrate coorganisée par son parti et le Parti socialiste, prévue en octobre, afin de devenir le candidat de la social-démocratie au scrutin.
« Je suis candidat pour relever la France parce que vous savez, on a tous une boule dans le ventre quand on regarde ce qu'est en train de devenir notre nation et ce qu'elle pourrait devenir dans les mois qui viennent », a déclaré l'eurodéputé, qui s'est dit « candidat pour gagner ». Cette annonce a été saluée par le député PS Arthur Delaporte, qui s'est réjoui que cette participation « va permettre de réduire l'offre de candidatures à gauche » au premier tour de l'élection présidentielle.
Le PS et Place publique doivent finaliser dans les prochains jours les modalités de cette primaire, notamment les parrainages requis pour les candidats, qui doivent appartenir à l'arc social-démocrate. Raphaël Glucksmann part favori de ce scrutin auquel plusieurs socialistes, dont Ségolène Royal, Philippe Brun et Jérôme Guedj, souhaitent participer, en attendant la candidature possible du Premier secrétaire Olivier Faure.
Réaffirmant son hostilité à La France insoumise, « avec qui il n'y aura plus jamais d'accord si je gagne la primaire », Raphaël Glucksmann a tendu la main aux Écologistes, « qui ont eu raison avant tout le monde sur la catastrophe climatique que nous sommes en train de vivre », et aux communistes, avec qui « nous avons un objectif commun, qui est la réindustrialisation du pays, le fait de remettre les travailleurs au cœur du contrat social ». Il avait toutefois refusé de participer à une primaire plus large qui aurait inclus toute la gauche non-mélenchoniste, avec François Ruffin, Clémentine Autain ou encore Marine Tondelier.
Dans son programme, son obsession sera d'augmenter « la rémunération nette des travailleurs » par une baisse des prélèvements sociaux sur les salaires. Cette baisse sera financée « en taxant davantage les méga-héritages, les 1 % les plus gros, ça nous permettra de récupérer 15 milliards d'euros que nous transférerons directement sur la fiche de paie des travailleurs », a-t-il précisé. Il a également promis « un plan de sauvetage de l'école publique ».
Sa candidature aura aussi pour conséquence très probable la mise en retrait sur France 2 de sa compagne Léa Salamé, qui présentait le journal télévisé. « Comme dans tous les couples, quand la décision de l'un a un impact aussi grand sur la vie de l'autre, nous avons eu de longues discussions mais dans la vie de chacun, il y a un moment où les combats que vous menez, eh bien vous devez les mener jusqu'au bout », a-t-il justifié.




