Société 3 min de lecture Par Mathieu Blanchard
Covid-19 : le gouvernement juge inutile d'avancer la campagne de vaccination
Le ministère de la Santé estime que la reprise épidémique observée depuis la rentrée ne justifie pas d'anticiper la campagne de vaccination prévue à la mi-octobre.
Le gouvernement français estime qu'il n'est pas nécessaire d'avancer la campagne de vaccination contre le Covid-19, alors que le virus circule à nouveau depuis la rentrée. Le ministère de la Santé a indiqué que l'impact sanitaire actuel de cette reprise épidémique ne justifiait pas d'anticiper le lancement de la campagne, prévu à la mi-octobre.
Cette position intervient alors que les indicateurs de circulation du virus sont repartis à la hausse en France depuis la fin de l'été. Les autorités sanitaires suivent de près l'évolution de la situation, mais elles considèrent que le niveau actuel de l'épidémie ne nécessite pas de modifier le calendrier vaccinal établi.
La campagne de vaccination doit donc débuter à la date prévue, à la mi-octobre, en même temps que la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière. Cette coadministration des deux vaccins est une pratique courante qui permet de protéger les personnes les plus fragiles contre deux virus respiratoires en même temps.
Les personnes prioritaires pour cette campagne sont les mêmes que les années précédentes : les personnes âgées, les personnes immunodéprimées, les femmes enceintes et les personnes souffrant de comorbidités. Ces publics sont invités à se faire vacciner dès l'ouverture de la campagne.
Le ministère de la Santé souligne que la vaccination reste le meilleur moyen de se protéger contre les formes graves du Covid-19. Il rappelle également l'importance des gestes barrières, notamment le lavage des mains et l'aération des lieux clos, pour limiter la propagation du virus.
La décision de ne pas avancer la campagne avait été anticipée par plusieurs experts, qui estimaient que le pic épidémique n'était pas encore atteint et qu'il était préférable de vacciner au moment où l'épidémie serait à son maximum. D'autres voix s'étaient élevées pour demander une anticipation, afin de protéger plus rapidement les personnes vulnérables.
Le gouvernement a finalement tranché en faveur du calendrier initial, en s'appuyant sur les recommandations des autorités sanitaires. Cette décision s'inscrit dans une stratégie plus large de gestion de l'épidémie, qui repose sur la surveillance des indicateurs et l'adaptation des mesures en fonction de l'évolution de la situation.
La circulation du virus depuis la rentrée s'explique notamment par la reprise des activités en intérieur, la baisse de l'immunité et l'apparition de nouveaux variants. Les autorités sanitaires continuent de surveiller l'évolution de la situation et n'excluent pas de prendre de nouvelles mesures si nécessaire.
En attendant, les autorités appellent les Français à la vigilance et à la vaccination. Elles rappellent que la campagne de vaccination contre la grippe sera également lancée à la mi-octobre, et que les deux vaccins pourront être administrés lors de la même consultation.
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