Société 3 min de lecture Par Rémi Lefèvre
Des centaines de personnes rendent hommage à Pengo Bossio Wangi, tué dans une attaque raciste à Trappes
Plusieurs centaines de personnes se sont réunies samedi 7 novembre à Guyancourt, dans les Yvelines, pour les obsèques de Pengo Bossio Wangi, tué lors d’une attaque raciste à Trappes le 23 octobre.
Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées samedi 7 novembre à Guyancourt, dans les Yvelines, pour les obsèques de Pengo Bossio Wangi, tué dans une attaque raciste survenue à Trappes le 23 octobre. Beaucoup de participants ne connaissaient pas la victime. Ils sont pourtant venus exprimer leur émotion et leur inquiétude face à la progression du racisme, un sentiment qui a traversé toute la cérémonie.
Lors des obsèques, le père de Pengo Bossio Wangi a mis en avant l’humanité de son fils plutôt que la couleur de sa peau. Ce message a profondément résonné auprès de l’assistance, qui a rappelé la nécessité de la solidarité, quelles que soient les religions ou les couleurs de peau. Pour de nombreux présents, la mort de cet homme dépasse le drame individuel et interroge l’ensemble de la société sur la manière dont elle protège ses citoyens contre la haine raciale.
Depuis le drame, des habitants de Trappes ont déposé des fleurs et des messages d’hommage sur le lieu de l’attaque. Ces gestes spontanés traduisent l’onde de choc provoquée par ce meurtre dans la commune, où les proches et les voisins de la victime disent leur attachement à sa mémoire. Le rassemblement de Guyancourt prolonge ce mouvement de recueillement, déplacé vers un lieu d’adieux plus intime.
Les éléments rapportés à ce stade ne permettent pas de préciser le mobile exact de l’agression ni l’identité de son auteur. Les témoignages recueillis évoquent par ailleurs un nombre de participants décrit de façon approximative, « plusieurs centaines » de personnes, sans chiffre précis. Ces incertitudes ne remettent pas en cause le caractère raciste de l’attaque, tel qu’il est qualifié dans les sources, ni la douleur exprimée par ceux qui ont tenu à accompagner la famille.
La dimension collective de cet hommage tranche avec le caractère brutal de la mort de Pengo Bossio Wangi. Des personnes sans lien direct avec lui ont fait le déplacement, comme pour affirmer qu’une agression de cette nature concerne chacun. Dans les échanges entre participants, la crainte d’une banalisation des actes racistes revient régulièrement, et la question de la solidarité entre habitants, indépendamment de leur origine ou de leur foi, s’impose comme le fil conducteur de la journée.
Source: la-croix.com
1




