Société 2 min de lecture Par Noémie Weber
Le ministre Édouard Geffray refuse de modifier le calendrier du bac malgré la colère lycéenne
Face aux blocages de lycées et aux mobilisations étudiantes, le ministre de l’Éducation nationale écarte tout changement du calendrier du baccalauréat, qu’il juge dangereux pour l’ensemble des candidats.
Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a refusé de revoir le calendrier des épreuves du baccalauréat, malgré la demande des lycéens mobilisés. Devant l’Assemblée nationale, à Paris, à la fin du mois d’octobre 2026, il a affirmé qu’une modification de ce calendrier « ce serait mettre en danger tout le monde ». Selon lui, remanier les épreuves n’est « pas une bonne idée ». Cette prise de position intervient alors que les élèves réclament une révision du calendrier de l’examen, une demande qui n’a, pour l’heure, reçu aucune réponse favorable du gouvernement.
La position du ministre s’inscrit dans un contexte de tension croissante dans les établissements scolaires. Le ministre de l’Intérieur a indiqué que 41 lycées étaient bloqués par des élèves, et il a dénoncé de « très graves incidents » survenus lors de ces mobilisations. Ces blocages perturbent le fonctionnement des établissements concernés et soulèvent la question de la continuité des cours à quelques mois des épreuves.
Édouard Geffray a par ailleurs averti que des sanctions seraient prises là où l’accès aux salles de classe serait compromis. Il a ainsi établi une distinction entre le droit de manifester et les atteintes au fonctionnement des cours, qui touchent directement les élèves et les personnels. Le ministre n’a pas détaillé, lors de son intervention, la nature précise des sanctions envisagées.
Les syndicats d’enseignants ont de leur côté lancé un nouvel appel à la grève pour le mardi suivant, un mouvement qui couvre l’ensemble du secteur de l’éducation nationale. Cette journée d’action pourrait accentuer la pression sur le ministère, alors que le calendrier des examens approche et que les lycéens maintiennent leur mobilisation.
Plusieurs questions restent ouvertes : les mobilisations vont-elles s’amplifier ou s’apaiser d’ici aux épreuves, et le gouvernement maintiendra-t-il sa position sur le calendrier du bac ? Pour l’heure, le ministre n’a laissé entrevoir aucune inflexion, et les prochains jours diront si les blocages se poursuivent et si le dialogue s’engage avec les représentants des élèves.
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