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lundi 31 août 2026 · Paris

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Le maire d’Amiens déclare que Patrick Bruel n’est « pas le bienvenu », après Chartres, Dijon et Strasbourg

Frédéric Fauvet, maire d’Amiens, rejoint les élus de Chartres, Dijon et Strasbourg en déclarant que le chanteur Patrick Bruel n’est « pas le bienvenu » dans sa ville, alors que l’artiste doit entamer une tournée en France.

Le maire d’Amiens déclare que Patrick Bruel n’est « pas le bienvenu », après Chartres, Dijon et Strasbourg
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Le maire d’Amiens, Frédéric Fauvet, a fait savoir que Patrick Bruel n’est « pas le bienvenu » dans sa ville, emboîtant le pas aux élus de Chartres, Dijon et Strasbourg. Cette prise de position intervient alors que le chanteur doit entamer une tournée en France dans les prochaines semaines, dans un contexte marqué par des accusations portées contre lui.

Interrogé par la presse locale, l’édile amiénois a justifié sa décision en évoquant la nécessité de respecter la parole des femmes. Il rejoint ainsi les déclarations de plusieurs autres maires de villes moyennes qui ont également exprimé leur opposition à la tenue de concerts de l’artiste sur leur territoire. À Bordeaux, le maire a estimé que le concert était « inapproprié » au nom de la « responsabilité collective à respecter la parole des femmes ». À Chartres, des élus locaux ont fait part de leur réticence, tandis qu’à Dijon et Strasbourg, des positions similaires ont été adoptées.

Cette controverse divise également le public de Patrick Bruel. Certains spectateurs maintiennent leur soutien au chanteur, rappelant qu’il est « présumé innocent », tandis que d’autres affirment préférer « qu’il ait des sièges vides » lors de ses représentations. La tournée, qui devait être un moment fort de la rentrée culturelle, se trouve désormais au centre d’un débat public sur la place des artistes mis en cause dans l’espace public.

À Amiens, la réaction de l’opposition ne s’est pas fait attendre. Hubert de Jenlis, figure politique locale, a réagi à la prise de position du maire Frédéric Fauvet, soulignant les implications d’une telle déclaration pour la vie culturelle de la ville. Les discussions portent notamment sur la question de savoir si les collectivités doivent se prononcer sur la programmation des salles de spectacle et des festivals, ou si cette responsabilité incombe aux seuls organisateurs et aux artistes eux-mêmes.

L’affaire intervient dans un climat où les questions de violences sexistes et sexuelles occupent une place croissante dans le débat public français. Plusieurs municipalités ont récemment adopté des positions similaires concernant d’autres artistes ou personnalités publiques, ce qui interroge sur le rôle des élus dans la régulation de l’offre culturelle. Certains observateurs y voient une forme de pression légitime sur les diffuseurs, tandis que d’autres dénoncent une atteinte à la présomption d’innocence et à la liberté d’expression.

Pour l’heure, ni l’entourage de Patrick Bruel ni les organisateurs de la tournée n’ont officiellement réagi à ces déclarations. La question de l’annulation ou du maintien des concerts dans les villes concernées reste donc ouverte. Les prochaines semaines devraient permettre de clarifier la situation, alors que les premières dates de la tournée approchent et que les salles doivent confirmer leurs programmations.