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lundi 31 août 2026 · Paris

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Mirapolis, premier parc d'attractions français, va renaître grâce à un investissement saoudien

L'Arabie saoudite a annoncé un investissement de six milliards d'euros pour construire trois parcs d'attractions près de Paris, dont un sur la friche de Mirapolis, premier parc d'attractions français, fermé en 1991 après un échec commercial retentissant.

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L'Arabie saoudite a annoncé lundi 24 août 2026 son intention d'investir six milliards d'euros dans la construction de trois parcs d'attractions près de Paris. Le projet prévoit notamment de voir le jour sur la friche de Mirapolis, le premier parc d'attractions français, dont l'histoire mouvementée s'est soldée par un échec commercial retentissant.

Mirapolis, situé à Cergy-Pontoise dans le Val-d'Oise, avait ouvert ses portes en 1987 avec des ambitions démesurées. Pensé comme le « Disneyland français », le parc devait attirer des millions de visiteurs chaque année. Son attraction phare, un géant de Gargantua, était censée incarner la démesure du projet. Mais très vite, la fréquentation n'a pas été au rendez-vous, et le parc a accumulé les difficultés financières.

Après seulement quatre années d'exploitation, Mirapolis a fermé ses portes en 1991. Le bilan est lourd : des investissements colossaux jamais amortis, des dettes abyssales et des milliers d'emplois perdus. La friche, laissée à l'abandon pendant plus de trois décennies, est devenue un symbole de l'échec commercial et un sujet de discorde local, les habitants voyant d'un mauvais œil ce terrain vague au milieu de leur ville.

Le nouveau projet saoudien, qui prévoit la construction de trois parcs d'attractions dans la région parisienne, dont un inspiré du manga japonais « Dragon Ball », pourrait redonner vie à ce site. L'Élysée estime que jusqu'à 80 000 emplois pourraient être créés. Cependant, le projet reste encore flou à ce stade, et les annonces officielles ne précisent ni le calendrier précis des travaux, ni les modalités de financement détaillées.

Cette renaissance potentielle de Mirapolis suscite des réactions contrastées. D'un côté, les élus locaux et une partie de la population y voient une opportunité de développement économique et de création d'emplois dans une région qui en a besoin. De l'autre, des voix s'élèvent pour dénoncer une opération de « pop culture washing », estimant que l'investissement saoudien vise davantage à redorer l'image du royaume qu'à créer un véritable projet culturel et touristique durable.

Le précédent de Mirapolis reste dans toutes les mémoires. L'échec du premier parc d'attractions français est souvent cité comme un avertissement sur les risques de projets trop ambitieux, mal calibrés ou mal anticipés. Les leçons de cette débâcle pourraient bien éclairer les débats à venir sur ce nouvel investissement massif, alors que les détails du projet saoudien commencent tout juste à être dévoilés.

Pauline Delorme

Auteur

Rédactrice culture

Pauline Delorme couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.