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mardi 6 octobre 2026 · Paris

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Mobilisation lycéenne : plus de 450 000 manifestants dénoncent le manque de moyens et la répression policière

Mardi 6 octobre, lycéens, étudiants, professeurs et parents ont manifesté dans toute la France pour réclamer davantage de moyens pour l'éducation et dénoncer la répression policière. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé des corrections de Parcoursup et la suspension des cours dans les lycées.

Mobilisation lycéenne : plus de 450 000 manifestants dénoncent le manque de moyens et la répression policière
Mobilisation lycéenne : chronique d’une journée historique

Plus de 450 000 personnes ont manifesté mardi 6 octobre dans plusieurs villes de France à l'appel des syndicats lycéens et étudiants, rejoints par des professeurs, des parents et des organisations syndicales. Les manifestants réclament davantage de moyens pour l'éducation, des établissements dignes et la fin de la répression policière. À Paris, le cortège a rassemblé des milliers de lycéens et d'étudiants, tandis que des rassemblements de plusieurs milliers de personnes ont eu lieu en région, notamment à Rouen où plus de 4 000 personnes ont défilé dans le calme.

La mobilisation, partie d'Île-de-France le 28 septembre, s'est étendue à l'ensemble du territoire. Selon les syndicats lycéens et étudiants, ils étaient plus de 450 000 à battre le pavé. Dans le cortège parisien, la répression policière a suscité l'indignation de nombreux participants. « On reste des enfants qui se mobilisent pour leurs droits, on ne devrait pas avoir peur de la police », a déclaré un lycéen, résumant un sentiment largement partagé. Des incidents et des scènes de répression policière avaient émaillé les jours précédents, renforçant la détermination des manifestants.

Face à cette colère qui s'étend, le gouvernement a surtout choisi de défendre l'ordre public. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a toutefois annoncé mardi après-midi, devant l'Assemblée nationale, que le dispositif Parcoursup allait être corrigé. Après avoir lancé cinq chantiers pour tenter de répondre aux demandes des lycéens, il a promis que « tout ce qu'on peut corriger » dans le dispositif d'orientation post-bac serait revu. « Nous le corrigerons », a-t-il affirmé, en pointant que « ceux qui veulent la suppression de Parcoursup ne disent jamais par quoi ils le remplacent ». Il a également reconnu la nécessité de davantage de transparence et de simplicité pour la plateforme.

La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a défendu mardi matin un dispositif qui « fonctionne » même s'il « mérite certaines améliorations ». Sébastien Lecornu a par ailleurs annoncé la suspension des cours dans les lycées sur une demi-journée entre mercredi et vendredi, afin de permettre aux chefs d'établissement d'organiser un « temps de démocratie interne » avec les élèves. Cette mesure vise à apaiser les tensions et à ouvrir un dialogue dans les établissements.

À Rouen, où la manifestation s'est déroulée sans incident, les lycéens ont pu compter sur le soutien des professeurs et des militants syndicaux pour exiger des moyens supplémentaires. « Une chose est sûre, nous ne sommes pas près d'arrêter », ont-ils prévenu. Le mouvement, qui ne faiblit pas, pourrait se poursuivre dans les prochains jours, alors que les syndicats appellent à maintenir la pression sur le gouvernement.

Cette journée de mobilisation intervient dans un contexte de tensions croissantes autour de l'éducation. Les lycéens dénoncent depuis plusieurs semaines le manque de professeurs, la vétusté de certains établissements et les dysfonctionnements de Parcoursup. Ils demandent des moyens supplémentaires et une meilleure prise en compte de leurs droits. La répression policière, dénoncée par de nombreux manifestants, a ajouté une dimension supplémentaire à la colère. Les organisateurs entendent poursuivre le mouvement jusqu'à l'obtention de garanties concrètes.

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Noémie Weber

Auteur

Journaliste société

Noémie Weber couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.