Société 2 min de lecture Par Rémi Lefèvre
Trappes rend hommage aux victimes d’une attaque raciste avant un match de Coupe de France
Dimanche 1er novembre, l’ES Trappes a honoré la mémoire des victimes de l’attaque raciste survenue neuf jours plus tôt dans la ville, avant de recevoir le Racing Club de France.
Dimanche 1er novembre, l’ES Trappes a rendu hommage aux victimes de l’attaque raciste survenue à Trappes et à La Verrière. Un moment de recueillement a précédé le coup d’envoi de la rencontre de Coupe de France, disputée contre le Racing Club de France (14 h 30) pour le 6e tour de la compétition.
Le match se déroulait neuf jours après cette attaque, qui a profondément marqué les deux communes des Yvelines. Dans un contexte particulièrement lourd, le club a choisi d’associer sa rencontre à la mémoire des victimes, en leur consacrant un temps d’hommage sur la pelouse avant le début de la partie. Le geste a été accompli devant les joueurs, les membres du club et le public présent.
Une sœur de l’une des victimes, Pengo Bossio Wangi, a par ailleurs témoigné pour la première fois. Ritsia, petite sœur de la victime, s’est exprimée dans l’émission « 7 à 8 » ce même dimanche 1er novembre. Son témoignage donne un visage aux conséquences humaines de cette attaque, dont le retentissement dépasse largement le cadre local.
L’initiative de l’ES Trappes s’inscrit dans une démarche de solidarité portée par un club ancré dans la vie de sa commune. En faisant du terrain un lieu de recueillement collectif, le club a rappelé que le football amateur, souvent au cœur des quartiers, peut aussi accompagner une ville après un drame. Le sport, lorsqu’il rassemble des habitants d’un même territoire, devient alors un espace de mémoire et de cohésion face à la violence raciste.
Le choix de maintenir la rencontre, neuf jours seulement après l’attaque, a donné à cet hommage une dimension particulière. Il illustre la manière dont une équipe de Coupe de France, avec son public et ses joueurs, peut porter le deuil de toute une population sans renoncer à son calendrier sportif. Le rendez-vous de la compétition nationale est ainsi devenu, le temps d’un après-midi, un moment de réunion autour des victimes.
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