Actualités 4 min de lecture Par Noémie Weber
Frappes russes sur un centre commercial dans l'est de l'Ukraine : au moins quatre morts et 60 blessés
Une attaque russe a touché un centre commercial dans la ville de Palvograd, dans le centre-est de l'Ukraine, faisant au moins quatre morts et une soixantaine de blessés, selon un bilan provisoire communiqué par le gouverneur régional. Des commerces et des véhicules ont été endommagés.
Une attaque russe a frappé un centre commercial dans la ville de Palvograd, dans le centre-est de l'Ukraine, faisant au moins quatre morts et une soixantaine de blessés, selon un bilan provisoire transmis par le gouverneur régional. L'attaque a eu lieu en plein après-midi, alors que les rues étaient particulièrement fréquentées, selon les autorités ukrainiennes.
Le ministre de l'Intérieur ukrainien, Ivan Vygivsky, a déclaré sur Telegram que les Russes avaient visé un centre commercial situé dans le centre-ville, en plein jour, « alors que les rues étaient bondées ». Outre le bilan humain, des commerces et des véhicules ont été endommagés par l'impact et les déflagrations. Les secours étaient toujours à l'œuvre sur place pour dégager les décombres et venir en aide aux victimes.
Ce bilan reste provisoire à ce stade, ont précisé les autorités régionales, qui redoutent que le nombre de victimes ne s'alourdisse dans les prochaines heures. La ville de Palvograd, située dans le centre-est du pays, avait déjà été la cible de frappes ces dernières semaines, mais l'attaque de ce jeudi 10 septembre 2026, au 1 660e jour du conflit, est l'une des plus meurtrières de ces derniers mois dans cette zone.
En parallèle, une frappe de drone ukrainien a touché la ville de Novy Oskol, dans la région frontalière russe de Belgorod, tuant une personne et en blessant six autres, selon les services de secours russes. Ces échanges de tirs illustrent l'intensification des hostilités sur l'ensemble du front, alors que les deux camps poursuivent leurs offensives respectives.
Sur le plan diplomatique, le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, a réaffirmé depuis Berlin sa confiance dans le maintien du soutien occidental à l'Ukraine, quel que soit le résultat des élections françaises prévues en mai. « J'ai toute confiance que, quelle que soit la personne élue à chaque élection, elle maintiendra le cap sur les éléments clés que sont l'investissement dans la défense, le fait de veiller à ce que l'Ukraine ne perde pas cette guerre », a-t-il déclaré, ajoutant que l'Alliance resterait « unie » et « forte ».
Par ailleurs, Amnesty International a présenté jeudi à Kiev un rapport accusant la Russie d'avoir recruté de force des étrangers pour combattre en Ukraine. Selon Kiev, 28 000 ressortissants de 136 pays auraient été enrôlés dans les rangs russes, sans compter les 14 000 soldats nord-coréens. La secrétaire générale de l'ONG, Agnès Callamard, a qualifié ces pratiques de « crime de traite des êtres humains ». Le document s'appuie sur des entretiens avec des prisonniers de guerre ayant combattu pour la Russie, originaires notamment du Brésil, de Colombie, de Cuba, d'Égypte, de Sierra Leone, du Sri Lanka, de Somalie et d'Afrique du Sud.
Enfin, l'ancien président américain Donald Trump s'est dit convaincu, mercredi soir, que Vladimir Poutine, qu'il a eu au téléphone mardi, voulait parvenir à « un accord » avec l'Ukraine, sans toutefois fournir de précisions sur la teneur des discussions. Ces déclarations interviennent alors que les combats se poursuivent et que les bilans humains continuent de s'alourdir des deux côtés de la ligne de front.




