Actualités 3 min de lecture Par Mathieu Blanchard
La Suède signe un contrat de 4,3 milliards d’euros pour quatre frégates françaises
Emmanuel Macron et Ulf Kristersson ont officialisé lundi à Stockholm la vente de quatre frégates FDI à la Suède, un contrat de 4,3 milliards d’euros qui renforce la coopération militaro-industrielle franco-suédoise face à la menace russe.
La France et la Suède ont scellé lundi à Stockholm un contrat de 4,3 milliards d’euros portant sur la vente de quatre frégates de défense et d’intervention (FDI). L’accord a été officialisé en présence du président français Emmanuel Macron et du Premier ministre suédois Ulf Kristersson, lors d’une conférence de presse conjointe organisée à bord de la frégate française « Amiral-Ronarc’h ».
Cette signature consacre la coopération militaro-industrielle entre les deux pays, dans un contexte de menace russe croissante en Europe. La Suède, membre de l’Otan depuis 2024, cherche à renforcer ses capacités navales pour sécuriser ses côtes et sa présence en mer Baltique, une zone stratégique devenue un point de vigilance majeur pour l’Alliance atlantique.
Les quatre frégates FDI, conçues par le groupe naval français Naval Group, sont des bâtiments polyvalents de plus de 120 mètres, capables d’assurer des missions de lutte antinavire, antiaérienne et antisous-marine. Elles sont équipées du système de combat SETIS et du radar à réseau phasé Sea Fire, une technologie qui permet une détection étendue des menaces. Le contrat prévoit également la formation des équipages suédois et un volet de maintenance sur le long terme.
Pour la France, ce contrat représente une avancée majeure dans l’exportation de ses équipements de défense. Il s’inscrit dans une dynamique de relance de la commande publique européenne après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui a conduit plusieurs pays du continent à augmenter leurs budgets militaires. La Suède avait déjà annoncé en 2025 son intention de moderniser sa flotte, et ce choix en faveur des frégates françaises s’est imposé face à des concurrents italiens et britanniques.
Le déplacement d’Emmanuel Macron à Stockholm a également été l’occasion de réaffirmer la convergence de vues entre Paris et Stockholm sur les questions de sécurité européenne. Les deux dirigeants ont évoqué la nécessité de renforcer la coopération industrielle dans le domaine de la défense, alors que l’Union européenne cherche à accroître sa production d’armements et à réduire ses dépendances extérieures.
Ce contrat constitue l’un des plus importants jamais conclus par la France dans le domaine naval. Il conforte la position de Naval Group sur le marché européen et ouvre la voie à de nouvelles commandes potentielles, notamment auprès d’autres pays riverains de la Baltique. Les premières livraisons sont attendues à la fin de la décennie, avec une montée en puissance progressive des capacités opérationnelles de la marine suédoise.




