Le ferry MV Barima a chaviré ce dimanche au large des côtes du Guyana, provoquant une vaste opération de sauvetage. Selon les autorités locales, le navire transportait 116 personnes au moment du naufrage. Cinquante-trois passagers ont déjà été secourus, mais une centaine de personnes sont toujours portées disparues, suscitant une vive inquiétude parmi les familles et les communautés riveraines.

Le drame s'est produit dans des circonstances encore floues, alors que le MV Barima effectuait une liaison entre la capitale Georgetown et la région de la rivière Barima, dans l'ouest du pays. Un appel de détresse a été lancé avant que le ferry ne sombre, permettant aux secours de se déployer rapidement. Les garde-côtes guyanais, assistés par des navires de pêche et des hélicoptères, mènent une opération de recherche intensive dans les eaux tumultueuses de l'Atlantique, où les courants compliquent les efforts.

Le président du Guyana, Irfaan Ali, a exprimé sa solidarité avec les victimes et leurs proches dans un communiqué officiel. Il a annoncé la mobilisation de tous les moyens disponibles, y compris des équipes de plongée et des bateaux de la marine nationale, pour tenter de retrouver les disparus. « Nous sommes profondément attristés par cette tragédie. Nos pensées vont aux familles des passagers. Nous ferons tout notre possible pour sauver des vies », a-t-il déclaré, selon des sources locales.

Le MV Barima est un ferry de taille moyenne utilisé pour le transport de passagers et de marchandises le long des côtes guyanaises, une région où les infrastructures de transport sont limitées. Les ferries constituent un moyen de transport essentiel pour les communautés isolées, mais les conditions de sécurité font régulièrement l'objet de critiques. Des associations de défense des droits des passagers ont déjà dénoncé le manque de contrôles et le surpeuplement fréquent de ces navires.

Les autorités maritimes du Guyana ont ouvert une enquête pour déterminer les causes exactes du naufrage. Les premières hypothèses évoquent une possible surcharge ou des conditions météorologiques défavorables, mais aucune information officielle n'a encore été confirmée. Les témoignages des rescapés, recueillis par les médias locaux, décrivent des scènes de panique alors que le ferry commençait à pencher dangereusement avant de chavirer en quelques minutes.

Cette tragédie rappelle les défis persistants en matière de sécurité maritime dans la région des Caraïbes et en Amérique du Sud, où les naufrages de ferries ont déjà causé des pertes humaines importantes. En 2023, un accident similaire au large du Suriname voisin avait fait plusieurs dizaines de morts. Les familles des disparus se sont rassemblées près du port de Georgetown, espérant des nouvelles de leurs proches, tandis que les équipes de secours poursuivent leurs recherches sans relâche.

L'Organisation maritime internationale (OMI) a proposé son assistance technique au gouvernement guyanais pour l'enquête, tandis que des pays voisins comme le Venezuela et le Brésil ont offert leur aide pour les opérations de sauvetage. La communauté internationale suit de près l'évolution de la situation, alors que le bilan pourrait encore s'alourdir dans les heures à venir.

Les recherches se concentrent actuellement sur une zone maritime étendue, où les courants pourraient avoir dispersé les éventuels survivants. Les autorités appellent les pêcheurs et les navires de passage à signaler tout signe de présence humaine en mer. Le drame du MV Barima est déjà qualifié de l'une des pires catastrophes maritimes de l'histoire récente du Guyana.